Ce samedi 25 juillet 2026, plusieurs organisations de la société civile ont appelé à manifester dans l’après midi à Tunis pour dénoncer la dégradation des services publics, eau, électricité, médicaments , et réclamer une amnistie politique et économique ainsi qu’un dialogue national pour sortir le pays de la crise.
Mahmoud Baroudi, acteur de la société civile, a souligné qu’il est » indispensable » d’instaurer une amnistie économique pour permettre à la Tunisie d’avancer. Il a indiqué que stigmatiser les hommes d’affaires et multiplier les barrières à l’entrée freinent l’investissement, en particulier celui des jeunes entrepreneurs.
Il a ajouté qu’une amnistie politique pour les détenus d’opinion est également nécessaire et que tous doivent » réfléchir ensemble et travailler main dans la main » pour résoudre les problèmes économiques du pays.
“ En 2026, il est inacceptable que les Tunisiens subissent des coupures d’eau, d’électricité et des ruptures de médicaments “ a-t-il dit. Selon lui, le bilan depuis 2010-2011, dignité, liberté, emploi est décevant : la dignité, qu’il associe au pouvoir d’achat et à une vie quotidienne décente, n’est plus assurée, la liberté recule, et le chômage reste très élevé. “ Nous espérons que le 25 juillet marque un nouveau départ pour les Tunisiens”, a-t-il conclu, réclamant une “ amnistie économique » et un dialogue inclusif pour » construire la Tunisie de demain”.
De son côté, Houssem Hammi, coordinateur général du collectif Citoyens Soumoud, a indiqué que la manifestation visait à porter la voix des citoyens confrontés à une » situation critique » touchant leur confort de vie : coupures d’électricité, pénuries d’eau et manque de médicaments en pharmacie, le tout sur fond de dégradation économique. Il a souligné que l’exécutif du mal à proposer des solutions viables gpour appréhender la complexité de la crise.
Houssem Hammi a dénoncé la pratique consistant à rejeter la faute sur des opposants, des journalistes, des syndicats ou l’administration. » Cette stratégie ne convainc plus », a-t-il affirmé. Il a ajouté que la mobilisation a réussi parce que de plus en plus de citoyens comprennent que la situation deviendra irréversible si rien ne change. « Nous voulons un changement démocratique, mais ce pouvoir doit reconnaître qu’il n’est pas en train de sauver le pays » a-t-il dit. Il a enfin noté la participation croissante des jeunes, résultat d’un travail de pédagogie et de mobilisation progressive.
Saoussen Laribi a indiqué que la dégradation est « sans précédent » en matière d’accès à l’eau et à l’électricité. Elle a souligné la rupture d’approvisionnement en médicaments vitaux, notamment pour les personnes atteintes de cancer, et a affirmé que la situation empêche aujourd’hui les citoyens de vivre dignement ou d’exercer normalement leur citoyenneté. » Il est inhumain, au XXIe siècle, de vivre dans de telles conditions en villes comme en campagnes », a-t-elle conclu, rappelant que la mobilisation est générale parce que tous sont concernés par ces manquements.
Les manifestants demandent des réponses rapides et concrètes ; sans amnistie économique ni concertation nationale effective, le mécontentement pourrait perdurer.