Créée à l’initiative de la Chine, l’Organisation mondiale de coopération en matière d’intelligence artificielle (ou World Artificial Intelligence Cooperation Organization – WAICO) vient de voir le jour à Shanghai. Et le fait saillant de cette annonce, c’est que l’Algérie fait partie des 29 pays fondateurs de ce nouvel organisme mondial. C’est sa ministre Haut-commissaire à la numérisation, Meriem Benmouloud, qui a signé l’accord instituant la WAICO.
Concernant la WAICO, Maghreb Emergent rapporte que sa mission est de « promouvoir une coopération internationale afin de garantir un développement de l’intelligence artificielle sûr, équitable et bénéfique pour tous, dans le respect des principes de la Charte des Nations unies ». Son siège sera établi à Shanghai en Chine. Parmi les autres pays signataires figurent notamment la Russie, l’Indonésie, le Pakistan et le Kazakhstan. Tandis que les États-Unis et les principales puissances européennes n’ont pas (encore) rejoint l’initiative.
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À l’ouverture de la Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle, le président chinois Xi Jinping a plaidé pour « une gouvernance fondée sur la coopération internationale », dénonçant implicitement les restrictions technologiques imposées par certaines puissances.
Pour l’Algérie, cette adhésion traduit la volonté de renforcer sa présence dans les débats internationaux sur la gouvernance numérique. Pékin a également annoncé plusieurs initiatives en faveur des pays en développement, entre autres des programmes de formation en intelligence artificielle et la création de centres de coopération avec l’Union africaine et la Ligue des États arabes.
Toutefois, il faudra noter que si cette adhésion constitue une avancée diplomatique, elle ne saurait à elle seule combler les défis nationaux liés au développement de l’écosystème de l’IA, surtout en matière de recherche, d’innovation et d’adoption par les entreprises.