La Chine a décidé de suspendre temporairement ses exportations d’hélium. Une décision qui attire l’attention des industries dépendantes de ce gaz rare utilisé dans les semi-conducteurs, l’intelligence artificielle, l’aérospatial et la recherche scientifique.
La Chine a imposé une interdiction temporaire des exportations d’hélium avec effet immédiat. C’est ce que révèle une annonce conjointe du ministère du Commerce et de l’Administration générale des douanes publiée vendredi 10 juillet.
Les autorités n’ont précisé aucun pays de destination, aucune exemption ni aucun dispositif d’autorisation. Tout en indiquant que la restriction s’applique à tous les envois outre-mer.
A cet égard, notons que l’hélium est un gaz industriel d’importance stratégique utilisé dans la fabrication de semi-conducteurs, les technologies médicales, l’aérospatiale, la recherche scientifique et les applications de défense. Son point d’ébullition extrêmement bas rend l’hélium liquide essentiel au refroidissement des aimants supraconducteurs utilisés dans les appareils d’imagerie par résonance magnétique et les équipements de recherche de pointe, indique l’US Geological Survey (USGS) et le National Institute of Standards and Technology (NIST).
Ce gaz est également utilisé pour créer des environnements inertes lors de la production de semi-conducteurs et de fibres optiques, ainsi que pour la détection des fuites, la pressurisation des systèmes de fusées et les opérations des engins spatiaux, comme l’ont noté la NASA et des rapports industriels d’entreprises telles qu’Air Liquide.
L’hélium commercial est principalement récupéré à partir de gisements de gaz naturel contenant de l’hélium, notamment dans les installations liées à la production de gaz naturel liquéfié, précisent l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et l’USGS.
Cette restriction immédiate pourrait susciter des inquiétudes chez les acheteurs internationaux quant à la disponibilité d’hélium de haute pureté, une ressource limitée et non renouvelable dont la production est concentrée dans un nombre relativement restreint de pays, comme le soulignent les analyses de l’USGS et de l’Agence internationale de l’énergie.