La Banque centrale de Tunisie (BCT) préconise de faire de la transition énergétique un levier majeur pour renforcer la sécurité énergétique du pays et réduire sa vulnérabilité aux chocs extérieurs, le déficit énergétique pesant lourdement sur la balance commerciale. Celui-ci (déficit énergétique) représente plus de la moitié du déficit commercial global en 2025 du pays.
Dans son rapport annuel 2025, qui vient d’être rendu public, la banque des banques indique que les flux des investissements directs étrangers (IDE), dans le secteur des énergies renouvelables, ont enregistré une croissance de 35,5%. Cette dynamique de croissance a été particulièrement portée par les projets de production d’électricité à partir de l’énergie solaire.
La progression dans les énergies renouvelables contraste avec l’évolution globale du secteur de l’énergie (incluant les hydrocarbures), qui a connu une quasi-stagnation, voire une légère baisse de ses flux d’IDE (-0,8 %) en raison du ralentissement des activités d’exploration et de développement.
La BCT présente ainsi le développement des énergies renouvelables comme un levier crucial pour non seulement renforcer la sécurité énergétique de la Tunisie, mais aussi pour faire face à une vulnérabilité extérieure.
L’accélération de la transition énergétique et la diversification du mix énergétique visent, à cet effet, non seulement des objectifs environnementaux, mais servent aussi à réduire l’exposition de l’économie nationale aux chocs extérieurs et à alléger la pression sur les équilibres financiers.
Cette croissance de l’investissement dans les énergies vertes s’inscrit dans un regain de confiance général des investisseurs étrangers pour le site Tunisie, avec des IDE globaux (tous secteurs confondus) en hausse de 30,1 % sur l’année.