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Leconomiste Maghrebin > Blog > Idées > Analyses > Aïsha, mère des croyants et le retour du refoulé
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Aïsha, mère des croyants et le retour du refoulé

Moncef Gouja
2026/07/06 at 11:21 AM
par Moncef Gouja 10 Min Lecture
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Il y a seulement quelques jours, un post Facebook, commis par une universitaire tunisienne, Saloua Charfi, pour bien la nommer, à propos de la femme du prophète de l’Islam, Mohammed Ibn Abdellah, a provoqué un véritable tsunami de commentaires,. Tout d’abord dans les espaces sociaux et la blogosphère tunisienne; puis relayés par les médias écrits essentiellement. Car les médias audio-visuels, certainement par crainte de représailles ont en général évité de s’impliquer dans ce débat qui n’en est pas un. Ce qui a traduit.ce qu’on peut qualifier d’un retour massif du refoulé.

Sous prétexte de défendre le sacré, l’on a donné libre cours aux fantasmes les plus extrêmes, aux désirs les plus meurtriers et les plus primitifs et surtout à une méconnaissance totale de l’histoire de la civilisation et de la religion musulmanes. Le pêché de Saloua Charfi a été de dire en langage dialectal (derja) et avec un ton ironique, une infime partie de ce que l’historiographie arabe, toutes obédiences confondues avait largement divulguée. Car il aurait suffi d’ouvrir n’importe quel livre des historiens classiques musulmans, sunnites, chiites ou ibadites, comme Tabari, Beladhuri, Ibn Saad, pour avoir un point de vue objectif de la question qu’a toujours soulevée Aïsha, la plus jeune des femmes de l’envoyé de Dieu, et sa préférée. Et ce, tant son rôle dans la formation de la théologie musulmane et dans l’histoire même du Califat depuis la mort du prophète (632j.c-an 11 de l’hégire), a été immense. Une grande partie des hadiths, récits attribués au prophète dans la tradition sunnite est l’œuvre de Aïsha bint ABI Bakr, le premier Calife de l’Islam.

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Il y a seulement quelques jours, un post Facebook, commis par une universitaire tunisienne, Saloua Charfi, pour bien la nommer, à propos de la femme du prophète de l’Islam, Mohammed Ibn Abdellah, a provoqué un véritable tsunami de commentaires,. Tout d’abord dans les espaces sociaux et la blogosphère tunisienne; puis relayés par les médias écrits essentiellement. Car les médias audio-visuels, certainement par crainte de représailles ont en général évité de s’impliquer dans ce débat qui n’en est pas un. Ce qui a traduit.ce qu’on peut qualifier d’un retour massif du refoulé. Aïsha, la mère mythiqueAïsha, l’historique !Faut-t-il désacraliser Aïsha ?

Aïsha, la mère mythique

Comme Fatma la fille du prophète et l’épouse de son cousin Ali, comme Marie, chez les chrétiens catholiques, Aïsha est devenue avec le temps, la mère mythique des musulmans sunnites. Ce n’est pas par hasard qu’on l’a nommée, mère des croyants (Oum el moueminine), alors qu’elle n’a jamais eu d’enfants. Quel que soit son rôle réel et historique, et il est immense, c’est sa fonction mythique, qui s’est incrustée, le long de 14 siècle dans l’inconscient collectif des musulmans sunnites qui compte des centaines de millions actuellement.

Le post succinct, et qui sent la dérision, a réveillé le monstre qui somnole au fond de notre inconscient collectif, fait de fanatisme et d’ignorance, qui ne demande qu’à détruire sur son passage, tout ce qui menace sa certitude.

L’accusation d’istehzaa, qu’on peut traduire par tourner en ridicule la foi musulmane est passible dans la tradition sunnite ou chiite, de la peine de mort. Rappelons-nous le cas de Selman Rushid, et son ouvrage (Les versets sataniques) qui lui a valu une fatwa de la part de l’Imam Khomeiny, avec une sentence de mort. Ce qui l’amena à vivre toujours caché, avant qu’un fanatique chiite ne tente de l’assassinat, et qui finit actuellement, borgne, dans un endroit secret. Selman Rushdi n’avait fait lui aussi que reproduire un récit relaté par l’historiographie officielle sunnite. S. Charfi a-t-elle voulue jouer au Selman Rushdi ? Nous, nous en doutons connaissant la personne ! Pourtant l’universitaire, bien connue pour ses sorties iconoclastes, n’a aucunement offensé un sacré. Car Aïsha précisément, était un personnage hautement politique et était connue pour sa tendance à désacraliser même les paroles du prophète. Les récits à propos de ses flèches lancées au prophète lui-même, quand un verset n’est pas de son gout, abondent dans la littérature qui aborde la biographie de l’Envoyé de Dieu.

S. Charfi se serait contentée de rapporter un de ces récits authentifiés par les plus grandes autorités religieuses et juridiques: cela n’aurait jamais provoqué de réaction hostile, car ces récits eux-mêmes sont frappés du sceau du sacré. Mais user du dialectal en traitant une histoire considérée comme sacrée avec un ton sarcastique et en ayant recours à la dérision, c’est carrément une provocation sûrement voulue par l’auteure, mais dont elle n’avait pas prévu le tollé général qu’elle a provoquée. La preuve ? Elle a effacé rapidement son post et elle a raison.

Aïsha, l’historique !

Beaucoup de nos intellectuels ne savent pas qu’il existe une différence fondamentale entre l’histoire du sacré et l’histoire religieuse. Ce n’est pas ici notre propos de clarifier ce point. Et il suffit de lire Henri Corbin et le sens qu’il donne à l’herméneutique, en ayant recours à la phénoménologie. Son idée est que le sacré à sa propre histoire qu’on ne peut écrire avec les outils traditionnels de la recherche historique et ses méthodes. L’histoire de la foi a sa vérité propre, qui n’obéit forcément pas à la rationalité cartésienne.

Il convient donc de faire la différence entre la Aïsha historique et la Aïsha sacrée, comme pour le prophète. Voici par exemple comment Abi Mohammed Abdellah ibn Muslim ibn Qatiba, el Dinnawri, Imam et Jurisconsulte (faqih) né en 213 de l’hégire et décédé en 276,h, traite l’histoire de Aïsha, dans son ouvrage « Tarikh el Khoulafaa, Histoire des Califes », lors de la bay3a (Serment d’allégeance) à Ali : « L’on rapporte que lorsque Aïsha prit connaissance de la bayaa de Ali (prêter allégeance), alors qu’elle quittait Médine, on lui annonça que Othman, le 3 ème Calife, était mort assassiné et que les gens avaient prêté allégeance à Ali. Elle a dit : Je n’aurais prêté aucune importance si le ciel s’est écrasé sur la terre. Uthman fût tué injustement (madhloum), et je revendiquerais le prix de son sang. Obeïed lui répliqua : Mais tu es la première à avoir monté les gens contre lui et avoir mis en doute sa légitimité et tu as même dit : Tuez naal (Uthman), car il a dévié de la voie de Dieu ! Aïsha lui répliqua. Je jure devant Dieu que je l’ai dit, ainsi que d’autres gens. Mais ce que je dis actuellement est mieux que ce que j’ai dit avant…. Lorsque Aïsha su que les gens du Sham avaient rejeté la bayaa de Ali, et refusaient de le considérer comme légitime, elle a ordonné de lui apporter son hawdag (Palanquin blindé) en acier (pour combattre) qui comporte une ouverture au niveau de ses yeux, et est partie en rébellion contre Ali, en amenant avec elle, Talha, Abdellah ibn El Zoubeïer et Mohammed ibn Talha). Aïsha dirigea même le combat dans la bataille du Chameau (656j.c) qui fût remportée par Ali Ibn Abi Taleb.
Il est donc certain que cette femme a joué un rôle primordial dans la formation et le développement de la jeune religion. Et pour s’en convaincre, il n’y’a qu’à jeter un œil sur les livres des hadiths, où elle est considérée comme une des sources fiables principales du corpus, regroupant des dits du prophète. Donc une des fondatrices de ce qui deviendra l’Empire et la civilisation de l’Islam.

L’on ne peut alors aborder son histoire avec légèreté et désinvolte, sans tomber, dans la démagogie facile.

Faut-t-il désacraliser Aïsha ?

Le processus à travers lequel un symbole devient sacré est complexe et long. Et il existe au plus profond de l’âme humaine. On a tous notre sacré, même quand on est agnostique, car il ne faut pas confondre, religion et sacré.

Avant même l’existence des religions monothéistes, le sacré a toujours existé, car il donnait un sens à la vie de l’homme. L’anthropologie et l’archéologie le confirment chaque journée.

Peut-ont dès lors critiquer le sacré ? Certes le sacré est aussi l’œuvre de l’homme, mais désacraliser quelque chose n’est pas la profaner ! Beaucoup de choses et d’hommes ont perdu à travers l’histoire leur caractère sacré, car ce dernier n’est point éternel !
Mais la tendance, actuellement devenue une mode, à manipuler le sacré pour en faire une arme politique, crée son propre contraire, en poussant d’autres à profaner ce qui est considéré comme sacré chez leurs adversaires. Il n’y a pas plus dangereux que de permettre l’intrusion du sacré dans les batailles politiques, les guerres, les conflits sociaux, etc.. L’exemple le plus édifiant de cette tendance est la guerre entre L’Iran d’un côté et les USA et Israel de l’autre, où l’on fait feu de tout bois, pour abattre l’adversaire y compris en manipulant le sacré. D’ailleurs, recourir à la manipulation du sacré pour vaincre ses adversaires est la pire des méthodes. On n’en sort jamais indemne !

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Moncef Gouja 6 juillet 2026
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