La Tunisie a officiellement sollicité le soutien des pays africains en faveur de ses candidatures à des postes stratégiques au sein de l’Union africaine des télécommunications (UAT) et de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Cette démarche a été au cœur d’une rencontre organisée vendredi à Tunis avec les chefs des missions diplomatiques africaines accréditées en Tunisie.
La réunion a été coprésidée par le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, et le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi.
À cette occasion, Tunis a présenté deux candidatures à l’UAT : un siège au Conseil d’administration et le poste de secrétaire général, pour lequel la Tunisie propose Fayçal Bayouli. Le gouvernement tunisien a également sollicité l’appui des États africains pour obtenir un siège au Conseil de l’UIT au titre du mandat 2027-2030.
Mohamed Ali Nafti a mis en avant l’engagement de longue date de la Tunisie au sein de l’UIT ainsi que l’expertise reconnue du pays dans le domaine des technologies numériques. Il a affirmé que ces candidatures traduisent la volonté de la Tunisie de contribuer au développement du continent et de défendre les intérêts communs des pays africains au sein des instances internationales.
Pour sa part, Sofiene Hemissi a présenté les grandes orientations de la stratégie tunisienne dans le secteur des technologies de l’information et de la communication. Celle-ci repose notamment sur le développement des infrastructures numériques, le renforcement de la cybersécurité, la promotion de l’intelligence artificielle, l’harmonisation des cadres réglementaires et le développement des compétences. Il a réaffirmé l’engagement de la Tunisie en faveur d’une Afrique numérique inclusive, souveraine et résiliente.
La rencontre s’est achevée par une présentation technique des principaux axes de cette vision, mettant l’accent sur le renforcement de la coopération Sud-Sud, le partage d’expériences et la diffusion des bonnes pratiques, notamment en matière de législation relative aux start-up, afin de renforcer la présence et l’influence de l’Afrique dans les instances internationales.