Les perspectives économiques allemandes se sont légèrement améliorées en juin, atténuant les inquiétudes concernant les effets indirects de la guerre des Etats-Unis contre l’Iran sur la première économie européenne.
L’indice des anticipations des entreprises de l’Institut Ifo du mercredi 24 juin a progressé à 84,1, contre 83,9 (chiffre révisé) le mois précédent. Ce résultat reste toutefois inférieur à l’estimation médiane des analystes interrogés par Bloomberg, qui s’établissait à 84,8. Parallèlement, l’indice mesurant la conjoncture actuelle a affiché une amélioration plus marquée.
« Les entreprises perçoivent un environnement commercial moins incertain », a déclaré Clemens Fuest, président de l’Ifo, dans un communiqué publié mercredi. « Les entreprises allemandes espèrent une désescalade des tensions géopolitiques », a-t-il ajouté.
Ces chiffres contrastent avec les données publiées mardi, qui montraient une détérioration inattendue de l’activité économique ce mois-ci. La chute de confiance due au conflit au Moyen-Orient ayant entraîné le plus fort recul du secteur des services depuis 2022.
En effet, après un bon début d’année, l’économie allemande est en difficulté. La Deutsche Bundesbank prévoit une croissance de seulement 0,5 % pour l’ensemble de l’année, un chiffre nettement inférieur à « l’année de croissance » promise par le chancelier Friedrich Merz avant le début du conflit avec l’Iran.
De plus, l’augmentation des dépenses de défense et d’infrastructure fonctionne désormais davantage comme un « coussin de sécurité » que comme un levier pour relancer la croissance.
Les entreprises ressentent déjà la pression. BMW AG a récemment émis un avertissement sur ses résultats, soulignant que la guerre affecte négativement le moral des consommateurs dans le monde entier.
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Par ailleurs, la décision de la Banque centrale européenne de relever ses taux d’intérêt pour la première fois en près de trois ans constitue un obstacle supplémentaire pour l’économie. Et malgré les progrès réalisés dans les négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran, les marchés anticipent toujours une nouvelle hausse des taux en 2026.