Plus de 135 contributions venues de l’ensemble du monde arabe, du Mali et du Mexique sont en lice pour des prix dotés de 28 000 dinars. La cérémonie se tiendra à la Cité de la Culture Chedly Klibi. Et ce, en parallèle d’un colloque scientifique sur les structures narratives dans la littérature de l’enfant.
La 17ème édition du Prix arabe Mustapha Azzouz de littérature jeunesse se tiendra les vendredi 12 et samedi 13 juin 2026 dans la salle Tahar Chriaa de la Cité de la Culture Chedly Klibi, à Tunis. Organisé par l’Association forum de littérature de l’enfant, présidée par Mohamed Aït Mihoub, en partenariat avec l’Arab Tunisian Bank (ATB), l’événement rassemble cette année 130 écrivains et créateurs adultes ainsi que 17 enfants, issus de Tunisie et de l’ensemble des pays arabes (au sens le plus large du terme), mais aussi du Mali et une écrivaine libanaise résidant au Mexique.
Le concours comporte deux sections, l’une réservée aux adultes, l’autre aux enfants, et couvre quatre genres : poésie, chant, nouvelle et théâtre. Les dotations s’élèvent à 12 000 dinars pour le premier prix, 8 000 pour le deuxième et 5 000 pour le troisième. Trois prix spéciaux enfants sont en outre prévus, de 1 000 dinars l’un.
Un colloque scientifique inédit
Le vendredi 12 juin sera entièrement consacré au Colloque arabe de littérature de l’enfant, dont le thème, « Les structures narratives dans la littérature de l’enfant arabe », est présenté par les organisateurs comme inédit et scientifiquement important. L’objectif affiché est d’inciter critiques et chercheurs à investir davantage un genre trop souvent délaissé par les études académiques. Alors même qu’il mobilise des spécialistes aux horizons très variés : littéraires, psychologues et pédagogues.
Une histoire ancrée dans la durée
L’association est née en 2003 d’une initiative modeste au sein du comité culturel de l’Ariana, sous l’impulsion de sa fondatrice, la regrettée Souad Affès, accompagnée dès l’origine par le poète Mustapha Azzouz, dont le prix perpétue aujourd’hui la mémoire. Les premières éditions préliminaires du concours remontent à la première décennie du millénaire. C’est à partir de 2010, avec l’entrée de l’ATB comme partenaire, que l’événement a acquis sa dimension arabe.
Parmi les lauréats qui ont marqué l’histoire du concours figurent le poète jordanien Rached Issa, primé en 2012, et les Tunisiens Ibrahim al-Bourfi et Chafik Jandoubi. L’édition la plus poignante reste celle où le prix fut décerné à l’écrivain égyptien Ahmed Khaled Tawfiq, l’une des grandes figures du roman arabe contemporain. Il décéda la nuit même de l’attribution et c’est son fils qui vint recueillir la récompense le lendemain.
Pour le directeur général de l’ATB, Riadh Hajjej, dont l’établissement accompagne le prix depuis 2010, ce soutien relève d’une conviction constante. A avoir que l’engagement culturel constitue l’un des piliers du développement national dans ses dimensions culturelle, sociale et économique. La cérémonie de remise des prix aura lieu le samedi 13 juin.