Nvidia a présenté lundi 1er juin, à l’ouverture du Computex de Taipei, le RTX Spark. C’est une nouvelle puce destinée à équiper les ordinateurs portables sous Windows dès l’automne prochain. Développé en partenariat avec Microsoft, ce processeur central marque l’entrée du géant des GPU sur un terrain jusqu’ici dominé par Intel.
« Microsoft et Nvidia vont réinventer le PC, ce sera le nouveau PC », a déclaré Jensen Huang, directeur général de Nvidia, devant les professionnels du secteur réunis à Taipei. Le nouveau composant est conçu pour exécuter des agents d’intelligence artificielle — des programmes autonomes capables d’accomplir des tâches à la place des utilisateurs — en local, directement sur la machine.
Nvidia, dont la valorisation boursière dépasse désormais les 5 000 milliards de dollars, soit davantage que le PIB du Japon ou de l’Inde, tire sa puissance de ses GPU. A savoir des processeurs graphiques devenus le moteur des infrastructures d’IA mondiales, des chatbots aux générateurs d’images. Le RTX Spark représente un pivot vers le CPU, le processeur central qui constitue le « cerveau » d’un ordinateur. Un marché où l’entreprise ne s’était encore jamais imposée à cette échelle.
L’appareil se distingue de précédentes incursions de Nvidia dans l’univers Windows. En effet, si le fabricant fournissait déjà des puces à des tablettes au début des années 2010, la nouvelle plateforme est pensée intégralement autour des usages IA. Jensen Huang évoque des applications allant de la biologie numérique au traitement sismique en passant par l’astrophysique. Affirmant que les deux groupes « ont méticuleusement tout optimisé pour que cet ordinateur puisse littéralement faire tourner tout ce que le monde a jamais créé ». La mise en vente est prévue pour l’automne, sans date ni tarif précisés. Jensen Huang qualifie ce lancement de « première gamme de PC entièrement repensée depuis quarante ans ». D’ailleurs, il le compare à la mutation du téléphone en smartphone.