Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a déclaré, lundi 4 avril, qu’une action militaire ne permettrait pas de résoudre la crise d’Ormuz. Tout en affirmant que les pourparlers au Pakistan progressaient.
« Les événements à Ormuz montrent clairement qu’il n’y a pas de solution militaire à une crise politique », a déclaré M. Araghtchi dans un message sur les réseaux sociaux. Ses commentaires interviennent après une escalade des tensions dans le détroit d’Ormuz, alors que les États-Unis ont lancé une opération militaire pour escorter les navires commerciaux à travers ce canal de navigation, suscitant la résistance de l’Iran.
Pour sa part, l’Iran a lancé plusieurs missiles de croisière, drones et petites embarcations en réponse à l’effort américain pour frapper des navires et un port pétrolier aux Émirats arabes unis. Du coup, ce regain d’hostilités à Ormuz menace de rompre un cessez-le-feu déjà fragile entre Washington et Téhéran…
Bien qu’il ne soit pas clair si le dialogue était direct ou par l’intermédiaire de médiateurs, cela a suscité quelques espoirs d’une éventuelle désescalade du conflit. Le prix du pétrole a d’ailleurs chuté d’environ 1,4 % dans les premières heures de mardi 5 mai après avoir progressé d’environ 6 % lors de la séance de lundi.
Néanmoins, une voie vers la désescalade semblait incertaine, les États-Unis et l’Iran restant également en désaccord sur les activités nucléaires de Téhéran. L’Iran avait proposé un plan de paix en 14 points pour rouvrir Ormuz et mettre fin à la guerre. Un plan que Washington a largement.