La balance commerciale tunisienne montre un léger mieux début 2026, sans toutefois inverser la tendance. Le taux de couverture des importations atteint 75,7%, contre 75,2% un an plus tôt, selon le Centre de promotion des exportations. Une progression limitée, alors que le déficit commercial reste élevé, à 5 232,7 millions de dinars.
Ce déséquilibre demeure fortement lié à la facture énergétique, qui continue de peser sur les échanges extérieurs, d’après l’Institut national de la statistique. Si l’on exclut ce facteur, la situation apparaît moins dégradée, mais reste préoccupante.
Les importations traduisent néanmoins une certaine dynamique productive, orientée vers l’investissement et le soutien à l’appareil industriel. Un signal positif, qui peine encore à se refléter dans les performances à l’export.
Plusieurs secteurs à forte valeur ajoutée restent sous-représentés à l’international, notamment dans les services et certaines industries. L’Afrique subsaharienne constitue une piste de diversification, mais sa part dans les exportations tunisiennes demeure limitée, autour de 4%. Des initiatives comme le Tunisia Africa Business Meetings visent à renforcer cette présence.
Les exportateurs font face à des obstacles logistiques importants : coûts de transport élevés, absence de lignes directes et délais rallongés. Ces contraintes réduisent la compétitivité tunisienne, en particulier face à des concurrents géographiquement mieux positionnés.
Les mécanismes d’appui existent, notamment via le Fonds de promotion des exportations. Digitalisé récemment, il facilite l’accès aux aides, mais son efficacité reste relative face aux déséquilibres structurels.
En dépit d’une amélioration des indicateurs, la fragilité du commerce extérieur tunisien reste une réalité.