Après l’accord de principe entre l’Iran et les États-Unis, la guerre paraît plus que jamais susceptible de s’étendre et de durer, selon l’analyse de l’expert en économie Ridha Chkoundali. Il estime que l’Iran affirme que l’accord inclut le Liban, alors que les États-Unis soutiennent le contraire, créant ainsi une zone de friction exploitée par Israël.
Selon lui, l’entité sioniste n’a aucun intérêt à voir aboutir un accord entre Washington et Téhéran, car tout rapprochement risquerait de réduire son rôle de relais dans la région. Dans cette logique, il considère que les bombardements au Liban visent aussi à faire échouer toute détente entre les deux parties.
Ridha Chkoundali ajoute que l’Iran utilise la défiance des pays du Golfe envers les États-Unis comme levier politique, en cherchant à montrer l’incapacité de Washington à protéger la région. Il avance aussi que Téhéran veut pousser au retrait des bases américaines au profit de la Chine et de la Russie, afin de renforcer sa position régionale.
L’expert en économie souligne enfin que la poursuite militaire du conflit sert les intérêts israéliens, tandis que son extension économique favorise ceux de l’Iran, dans les deux cas avec un risque de hausse des prix mondiaux du pétrole. Il en déduit que la Tunisie doit anticiper ce choc par une loi de finances rectificative, voire un budget d’urgence, afin de limiter l’impact sur son économie.