Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a appelé jeudi 2 avril 2026 à la création d’un couloir humanitaire dans le détroit d’Ormuz pour garantir le transit des engrais et des produits essentiels, afin d’éviter ce qu’il a qualifié de « catastrophe alimentaire en Afrique », selon l’Agence France-Presse.
Tajani, qui participait à une réunion coordonnée par le Royaume-Uni consacrée au dossier iranien, a affirmé dans un communiqué que garantir le transport des engrais et des autres marchandises humanitaires à travers le détroit d’Ormuz constituait « une nécessité vitale ». Il a plaidé, aux côtés de ses homologues néerlandais et émirati, pour une coopération avec les Nations unies en vue d’instaurer ce couloir humanitaire « dans les meilleurs délais », en le dédiant prioritairement aux engrais et aux marchandises indispensables à la prévention d’une nouvelle crise alimentaire, notamment dans les pays africains.
Sur le plan économique, une fermeture du détroit d’Ormuz entraînerait une flambée des prix de l’énergie à l’échelle mondiale. L’Europe, première concernée en raison de sa dépendance directe au pétrole et au gaz du Golfe, verrait sa sécurité énergétique et ses infrastructures industrielles sérieusement menacées. Des pays comme l’Italie et le Royaume-Uni seraient particulièrement exposés.
L’Afrique, quant à elle, subirait les conséquences de cette crise de manière indirecte, à travers la hausse des prix du carburant et des produits de première nécessité, aggravant ainsi une situation alimentaire déjà fragile dans plusieurs de ses régions.