La Compagnie nationale de pétrole libyenne (NOC) a annoncé, dans la matinée de mercredi 18 mars, le détournement progressif des flux de pétrole du champ de Sharara, après un incendie déclenché par une fuite sur un oléoduc. L’opérateur assure que la production se poursuit et n’a fait aucune victime.
Pour limiter les pertes, les flux ont été redirigés vers des infrastructures alternatives. Une partie du brut est désormais acheminée via le pipeline du champ d’El Fil jusqu’au port de Mellitah; tandis qu’une autre est orientée vers les réservoirs de Zawiya via le réseau de Hamada.
A noter que des ingénieurs présents sur site, le 17 courant, avaient indiqué qu’une explosion sur un pipeline avait entraîné un ralentissement progressif de la production. Selon leurs estimations, les réparations pourraient prendre environ deux jours, le temps d’évaluer précisément les dégâts.
Le champ de Sharara Oilfield, situé dans le sud-ouest du pays, est l’un des principaux gisements libyens, avec une capacité comprise entre 300 000 et 320 000 barils par jour…
Ce site stratégique est exploité par une coentreprise associant la NOC, via Akakus Oil Operations, et plusieurs majors internationales, dont Repsol, TotalEnergies, OMV et Equinor.
Cet incident illustre une nouvelle fois la fragilité du secteur pétrolier libyen, régulièrement perturbé par des incidents techniques, des blocages politiques ou des mouvements sociaux depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi à la suite du la guerre civile en Libye (2011-2020).