Le transport maritime de marchandises sèches, qui peuvent être stockées et transportées à température ambiante, apparaît pour l’instant comme l’un des principaux perdants de la guerre en Iran. Selon Trade Winds, les taux de fret sur le marché spot ont chuté d’environ un tiers depuis le début des tensions.
D’après les données du Baltic Exchange publiées, le tarif moyen s’élevait à 29 400 dollars par jour le 26 février, soit deux jours avant le déclenchement des hostilités entre Israël, les États-Unis et l’Iran. Il est désormais tombé à 20 400 dollars par jour. Ce qui représente une baisse de 27,4 %.
Plusieurs transactions récentes illustrent ce recul des prix. La société minière australienne ESL Seal a ainsi conclu un contrat à 9,90 dollars la tonne. Des tarifs encore plus bas ont été observés chez certains concurrents. Ainsi, BHP a obtenu un prix de 9,80 dollars la tonne. Tandis que Rio Tinto a signé un accord avec Marmaras Navigation, filiale de l’armateur grec Diamantis Diamantidis, à 9,40 dollars la tonne. Ces niveaux sont nettement inférieurs aux 10,25 dollars la tonne observés sur le marché une semaine seulement avant le déclenchement du conflit.
Cette évolution contraste fortement avec le climat qui prévalait avant la guerre, en particulier dans le Pacifique, où la demande soutenait les tarifs. Dans le même temps, les coûts du carburant maritime (bunkers) ont été tirés vers le haut par la hausse des prix du pétrole, conséquence directe des tensions géopolitiques dans la région.