Le compte rendu de la réunion des 27 et 28 janvier de la Réserve fédérale américaine (Fed) met en lumière un large consensus en faveur du maintien des taux d’intérêt; mais aussi des divergences croissantes sur l’orientation future de la politique monétaire.
Selon ce document publié mercredi 18 février, la quasi-totalité des responsables de la Banque centrale américaine ont soutenu le statu quo afin d’évaluer l’impact des baisses cumulées de 75 points de base opérées l’an dernier. Seuls deux membres du comité de la Fed se sont prononcés en faveur d’une nouvelle réduction des taux, rapporte Reuters.
En effet, les gouverneurs Christopher Waller et Stephen Miran ont exprimé leur désaccord avec la décision majoritaire. Et ce, en invoquant leurs inquiétudes face à une possible détérioration du marché du travail. Pour les 17 autres responsables, les positions restent partagées. Ainsi, certains ont évoqué la possibilité d’un relèvement des taux si l’inflation persistait au-delà de l’objectif de 2 %. Tandis que d’autres plaident pour une période prolongée de stabilité.
À l’inverse, d’autres responsables estiment nécessaire de maintenir les taux inchangés « pendant un certain temps ». Tout en attendant des signaux plus clairs sur la trajectoire de l’inflation et de l’économie. Certains sont allés jusqu’à affirmer que de nouvelles baisses ne seraient pas appropriées tant que l’inflation ne serait pas « clairement revenue sur la bonne voie ».
Malgré ces divisions internes, plusieurs analystes continuent d’anticiper de nouvelles réductions de taux cette année, intégrées à leurs scénarios de base pour l’économie américaine. Pour l’heure, la Fed a maintenu son taux directeur dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %. Tout en laissant entendre qu’il pourrait rester à ce niveau pendant une période prolongée, signe d’une posture monétaire toujours restrictive.