L’Afrique de l’Ouest devient un bastion du minerai de fer mondial, avec Simandou en tête.
L’Afrique de l’Ouest s’impose comme un pilier mondial du minerai de fer, emmenée par Simandou. Focus sur les acteurs clés et projets phares, triés par capacité de production (prévue ou actuelle) données GlobalData, EITI et rapports relayés par Ecofin.
- Simandou (Guinée) : 120 Mt/an à pleine capacité (dès 2026 : 35,4 Mt). Investissement : 20 Md$. Leaders : Baowu (Chine, 51 %), Rio Tinto et Chinalco. Export vers la Chine ; études pour aciérie locale en cours.
- ArcelorMittal (Liberia) passera de 5 Mt actuels à 20-30 Mt/an d’ici 2026-2030, avec 1,8 Md$ investis. Mais aussi un accord ratifié jusqu’en 2050 (90 % des exportations libériennes) et une extension ferroviaire vers Buchanan.
- China Kingho (Sierra Leone) cible 10 Mt/an initialement jusqu’à 30 Mt, via 1 Md$ d’investissement pour la plus grande mine du pays, avec export vers la Chine.
- Ivanhoe Atlantic (Guinée, Kon Kweni) prévoit 2-5 Mt/an initialement, jusqu’à 30 Mt, avec concession ferroviaire approuvée.
- SNIM (Mauritanie) assure une production historique stable, exploitée par une entreprise publique.
Ainsi la Chine domine via Baowu, Chinalco, Kingho et Union pour exporter le minerai de fer brut vers ses aciéries (54 % de la production mondiale d’acier). Tandis qu’ArcelorMittal cible l’Europe.
Enfin, notons que l’Afrique ne représente que 4 % de la production mondiale de minerai de fer; contre un maigre 1,2% de l’acier. Et ce, malgré un impact PIB massif (comme +26% en Guinée d’ici 2030 grâce à Simandou, selon le FMI); la transformation locale restant largement négligée.