Un groupe de députés a déposé le 29 janvier 2026 un projet de loi à l’Assemblée des représentants du peuple. Ce texte révise le régime de retraite anticipée des femmes salariées du secteur privé. L’objectif ? Adapter la législation aux évolutions du marché du travail féminin. Par ailleurs, les bénéficiaires pourront ainsi se consacrer à leur santé, leur vie familiale et leurs activités personnelles.
Actuellement, le dispositif réserve la retraite anticipée à certaines femmes salariées. Elles doivent être mères de trois enfants vivants et avoir au moins cinquante ans. De plus, elles doivent avoir cessé toute activité professionnelle. Enfin, elles doivent justifier de soixante trimestres de cotisations effectives ou assimilées. Ces cotisations correspondent à des salaires égaux ou supérieurs aux deux tiers du SMIG.
Concernant le calcul de la pension, la base est de 40% du salaire de référence pour quarante trimestres. Ensuite, chaque trimestre supplémentaire ajoute 0,5%. Cependant, le plafond reste fixé à 80% du salaire de référence. Ce dernier correspond à la moyenne des dix dernières années actualisée, limitée à six fois le SMIG.
Les nouvelles dispositions
Le projet introduit des changements significatifs. D’abord, il conditionne l’accès à vingt années d’activité professionnelle. Ensuite, il exige la cessation définitive de toute activité rémunérée. Toutefois, le caractère volontaire du départ demeure. Par ailleurs, la condition de maternité disparaît.
La députée Zeinab Jiballah a rassuré sur l’impact budgétaire. Selon elle, la réforme préservera l’équilibre de la Caisse nationale de sécurité sociale. En effet, les entreprises recruteront de nouveaux salariés pour compenser les départs anticipés.
Prochaines étapes
Le ministre chargé des Affaires sociales proposera un décret fixant les modalités d’application. Avant l’adoption en séance plénière, les commissions parlementaires compétentes examineront le texte.