La Bourse saoudienne commencera à mettre en œuvre la décision d’ouvrir le marché à toutes les catégories d’investisseurs étrangers et de leur permettre d’investir directement sur le marché principal, et ce, à compter du dimanche 1er février 2026.
L’Autorité des marchés de capitaux a annoncé que son conseil d’administration a adopté le nouveau cadre réglementaire qui permet aux investisseurs étrangers non résidents d’accéder directement au marché principal, rendant ainsi le marché saoudien accessible à toutes les catégories d’investisseurs du monde entier sans restrictions de qualification préalables.
Les modifications réglementaires approuvées visent à élargir et à diversifier la base d’investisseurs, à soutenir les entrées de capitaux étrangers et à améliorer la liquidité et la profondeur du marché…
Aux termes de ces amendements, l’Autorité a aboli la notion d’« investisseur étranger qualifié » et mis fin au cadre réglementaire des accords de swap, qui permettait aux investisseurs étrangers non résidents d’obtenir uniquement des avantages économiques, ouvrant ainsi la voie à l’investissement direct dans des actions cotées sur le marché principal.
Selon les données de l’Autorité, la détention d’actions par les investisseurs internationaux sur le marché financier saoudien a atteint plus de 590 milliards de riyals à la fin du troisième trimestre 2025, tandis que les investissements internationaux sur le marché principal ont atteint environ 519 milliards de riyals (environ 132 milliards d’euros), contre 498 milliards de riyals (111,5 milliards d’euros) à la fin de 2024, dans un contexte où l’on s’attend à ce que les nouveaux amendements contribuent à attirer des flux étrangers supplémentaires au cours de la période à venir.
La mise en œuvre de cette décision s’inscrit dans la continuité d’une approche progressive adoptée par l’Autorité au cours des dernières années, dont l’une des étapes les plus marquantes a été la simplification des procédures d’ouverture et de gestion de comptes d’investissement en juillet 2025 pour un certain nombre de catégories d’investisseurs étrangers, une mesure qui avait été décrite à l’époque comme un prélude à l’ouverture complète du marché.