Après les intempéries exceptionnelles qui ont frappé la Tunisie, plusieurs régions ont été fortement impactées, voire sinistrées. Des quartiers du Grand Tunis, ainsi que des gouvernorats comme Nabeul, sont encore encombrés par la boue et les eaux stagnantes. Le village emblématique de Sidi Bou Saïd, destination touristique majeure, a été sévèrement sinistré. Certaines zones ont subi d’importants dégâts matériels, affectant habitations, commerces et infrastructures. Les pompiers poursuivent, jusqu’à maintenant, leurs efforts pour déblayer, pomper les eaux et venir en aide à certaines populations sinistrées.
Ces inondations pourraient avoir des effets contrastés et significatifs sur le marché immobilier à moyen terme. Il est attendu d’observer un repli de la demande dans les zones les plus touchées. Les quartiers situés dans des zones inondables d’une manière récurrente pourraient voir leur attractivité et leur valeur baisser.
La perception d’un risque accru, issu de nouveaux épisodes ou de problèmes d’assainissement, pourrait décourager les acheteurs et investisseurs, entraînant une dépréciation des biens dans ces secteurs précis.
Les intéressés vont partir à la recherche de zones sûres, ce qui implique une hausse potentielle ailleurs. Les acquéreurs et investisseurs vont accorder une prime aux biens situés en hauteur ou dans des quartiers réputés moins exposés. Cela pourrait générer une pression à la hausse sur les prix dans ces zones considérées comme plus sûres.
En même temps, les autorisations de construire et les normes anti-inondations seront probablement scrutinées de plus près, influençant la valeur des biens neufs. L’impact ne sera pas uniforme. On assistera vraisemblablement à une polarisation du marché entre des zones dépréciées, en raison du risque perçu, et des zones refuges dont la valeur pourrait se consolider. La catastrophe mettra en lumière la nécessité d’une cartographie claire des risques et pourrait à terme restructurer la géographie de la valeur immobilière dans les régions affectées.