Les partenariats public-privé (PPP) s’imposent comme un outil essentiel pour relancer le développement économique. Et ce, particulièrement dans le secteur stratégique de l’énergie.

Il cite l’exemple de la centrale solaire de Kairouan, entrée en phase de mise en œuvre via PPP sans dépendre des hydrocarbures, et insiste sur le fait qu’un projet d’envergure comme la liaison électrique sous-marine ELMED – approuvée par l’ARP avec cinq prêts et une correction budgétaire en février 2025 – ne peut être porté seul par l’État ou la STEG. Ce câble de 1 100 milliards de dinars est financé par plusieurs institutions dont la BERD, la Banque mondiale et bien d’autres…. et partagé avec l’Italie. Ce qui permettra des échanges d’énergie bidirectionnels et privilégiera les entreprises tunisiennes, écartant les câblages étrangers.
Lire aussi — Issam Chouchene : les PPP, clé de la transition énergétique

Lire aussi — Sadok Besbes : « Les PPP transforment les contraintes budgétaires en opportunités d’investissement productif »
Pour garantir l’équité régionale, Sadok Besbes préconise une planification nationale avec des incitations ciblées vers l’intérieur du pays, via des modèles comme BOOT, BOT ou des contrats de performance énergétique intégrant les entreprises tunisiennes pour maximiser la valeur locale. Il identifie les défis persistants, lourdeurs administratives, manque de visibilité réglementaire, coûts de financement élevés. Et pour finir, il appelle à étendre les PPP à d’autres secteurs structurants comme les réseaux électriques, l’eau, le dessalement ou les infrastructures numériques. Et ce, afin de transformer les contraintes budgétaires en opportunités de croissance inclusive.
Toutefois, indépendamment d’un cadre légal en place, les PPP restent sous-exploités. Alors qu’ils pourraient propulser le pays vers une transition énergétique accélérée et une compétitivité renforcée.