Le dollar a touché ce mardi son niveau le plus bas en une semaine, dans un contexte de forte vente d’actions et d’obligations américaines, déclenchée par de nouvelles tensions diplomatiques entre Washington et l’Union européenne autour du dossier du Groenland.
L’indice du dollar, qui compare la devise américaine à un panier de six grandes monnaies, a cédé ce mardi 0,1 % à 99,004, son plus bas niveau depuis le 14 janvier, reflétant l’inquiétude croissante des investisseurs face à leur exposition aux marchés américains.
Les déclarations de Donald Trump sur de possibles droits de douane contre ses alliés européens ont ravivé les opérations dites de « vente de l’Amérique », rappelant l’épisode d’avril dernier, lorsque le dollar, les actions et les bons du Trésor avaient chuté simultanément.
Selon Tony Sycamore, analyste chez IG à Sydney, les investisseurs se délestent d’actifs en dollars en raison « d’une incertitude prolongée, d’alliances fragilisées, d’un affaiblissement de la confiance dans le leadership américain et d’une accélération du découplage autour du dollar ».
Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor à 10 ans est monté à 4,2586 %. Les marchés estiment à 94,5 % la probabilité que la Réserve fédérale maintienne ses taux inchangés lors de sa prochaine réunion.
Sur le marché des changes, le dollar est resté stable face au yen à 158,175 et face au yuan à 6,9536. En revanche, il a légèrement progressé contre le dollar australien et néo-zélandais. L’euro s’est maintenu à 1,1640 dollar et la livre sterling à 1,3427 dollar.