Le rapport de la Banque mondiale (BM) anticipe une inflation mondiale en baisse à 2,6 % en 2026. Quelle lecture en tirer au regard des tensions géopolitiques persistantes ?
Rencontré lors de l’événement organisé par la CONECT sur la loi de finances 2026 et les questions macroéconomiques, Abdelkader Boudrigua, académicien et enseignant universitaire, a accordé une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin.
Ainsi, il analyse le rapport de la Banque mondiale, qui prévoit une inflation mondiale à 2,6 % en 2026 malgré les tensions géopolitiques. Il déclare : « On le sait depuis avril, avec les mesures américaines en matière de politique tarifaire et commerciale sous forme de tensions géopolitiques. Nous craignions un impact sur la croissance mondiale et les prix internationaux. Mais depuis octobre, il apparaît que la résilience mondiale est bien plus forte car la croissance s’est maintenue et l’inflation également. »
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Et de conclure : « Des signes de stabilisation émergent aujourd’hui, avec une rotation vers l’entreprise et l’efficacité. La prise de conscience politique de l’intérêt de ces économies est réelle. Nous espérons que cela perdure en 2026 pour sortir enfin du tunnel. Cela nécessite un environnement qui inspire confiance et incite les entreprises à investir. Car sans confiance, il n’y aurait pas d’investissement. Ainsi naîtra un cercle vertueux nous permettant de nous en sortir progressivement. Cela fait cinq à six ans, voire 12 ans depuis la phase 2011-2018. Mais je reste optimiste, parce que les opérateurs tunisiens sont résilients. Et nous avons un potentiel à ne pas manquer plus longtemps, sous peine qu’il ne soit trop tard.«