À presque deux semaines de la rentrée scolaire, les rayons des magasins affichent déjà cartables, tabliers et fournitures en tout genre. Pour les enfants, c’est l’heure des bonnes résolutions et des nouveaux achats. Pour les parents, c’est surtout le moment de sortir la calculatrice.
Sur les ruelles entre Mourouj 5 et 6, l’ambiance est encore timide. “ Les ventes de tabliers sont en baisse d’environ 10% par rapport à 2025, où la chute avait atteint 20% « , observe un commerçant spécialisé dans les vêtements pour enfants. Selon lui, les familles tardent à se rendre en magasin, peut-être épuisées par les dépenses cumulées des vacances d’été.
Les prix, eux, n’ont pas baissé. Un tablier se vend entre 29 et 35 dinars, tandis que les cartables oscillent entre 100et 160 dinars, ça peut même atteindre à plus de 300 dinars pour certains modèles. » Chaque année, c’est la même flambée « , déplore Amel, mère de garçons. Pour elle, les tarifs varient désormais entre 140 et 160 dinars, voire davantage.
Des budgets familiaux mis à rude épreuve
Son fils de huit ans n’achetera pas un nouveau cartable celui de l’année dernière est resté intact”.
La situation est similaire pour Insaf, dont la fille est en deuxième année lycée. « Rien que pour les accessoires scolaires, j’ai dépensé plus de 100 dinars », confie-t-elle. Pour elle, le pouvoir d’achat des Tunisiens a nettement régressé face à la cherté de la vie. » Le Tunisien est épuisé. Il consomme, puis il ne sait plus où se donner la tête après un été à rude épreuve », résume-t-elle.
Des solutions alternatives face à la cherté
Face à cette pression financière, plusieurs parents renoncent à acheter de nouveaux cartables pour leurs enfants chaque année.
Une rentrée sous le signe de l’incertitude
Alors que la rentrée scolaire approche à grands pas, les familles tunisiennes se retrouvent face à un dilemme : offrir le meilleur à leurs enfants tout en maîtrisant un budget de plus en plus contraint. Entre hausse des prix, pouvoir d’achat en baisse et dépenses inévitables, cette nouvelle rentrée s’annonce une fois de plus comme un défi économique pour de nombreux ménages.
Il convient de noter que la rentrée scolaire 2026-2027 se caractérise par une hausse d’environ 8% du coût global par rapport aux exercices précédents. Cette augmentation épargne les manuels scolaires et les cahiers subventionnés, dont les tarifs n’ont pas varié depuis plusieurs années.