Officiellement, le ministère du Commerce et celui de l’Agriculture modifie la fabrication du pain subventionné à partir d’avril 2026, avec une augmentation du taux d’extraction de la farine de 78 % à 85 %, sans changement de prix pour le consommateur. C’est ce qu’il ressort d’un arrêté conjoint publié au Journal officiel par les deux départements ministériels.
Jusqu’à présent, la farine utilisée pour le pain était extraite à 78 %, laissant 22 % du grain non exploité. Le nouveau taux de 85 % permet d’utiliser une part plus importante du blé. La farine obtenue est plus complète, plus riche en fibres, et le pain présente une couleur légèrement plus foncée.
Le texte prévoit également que la semoule issue du blé dur sera extraite à 70 %. La farine destinée au pain raffiné et aux pâtisseries sera extraite à 71 %, avec un taux de cendres ne dépassant pas 0,55 %. La réforme introduit aussi des ajustements dans la gestion des ressources céréalières, avec un objectif de réduction des importations de blé tendre.
Jusqu’à présent, plusieurs types de farine circulaient sur le marché à des prix différents. Certaines utilisations de la farine subventionnée pour des produits autres que le pain courant ont été constatées. Avec la nouvelle réglementation, la farine destinée au pain subventionné est plus foncée, ce qui permet une distinction visuelle. L’Office des Céréales peut ajuster les taux d’extraction en fonction des besoins des moulins et des unités de production de semoule.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la rationalisation du système de subvention et d’un meilleur ciblage afin qu’il soit mieux orienté vers les personnes qui en ont besoin. Les critères d’éligibilité aux subventions demeurent un sujet sensible depuis 2011, marqué par des tensions entre la pression exercée sur le budget des subventions et la nécessité de soutenir les catégories vulnérables.