L’indice FAO des prix alimentaires a grimpé durant les mois de février et mars (+0,9 % en février à 125,3 pts; +2,4 % en mars à 128,5 pts), porté par les huiles végétales, le sucre et le blé. Et ce, malgré des stocks céréaliers confortables et une production 2025 en hausse. C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin. Aux dernières nouvelles, les tensions au Moyen-Orient risquent d’exacerber aussi bien le secteur des engrais que la flambée du pétrole (>100 $/baril possible). Ce qui impacte les rendements 2026-27 et coûte +45 M en insécurité alimentaire (PAM).
Malgré cela, l’indice reste 1 % au-dessus durant le mois de mars et en comparaison de la guerre Russie-Ukraine ayant connu une hausse de 20 % en 2022. Les tensions liées à la guerre en Iran (fin février 2026) font craindre une aggravation notamment via la flambée des prix du pétrole, renchérissant ceux des engrais, du transport et des intrants. Si le conflit dure plus de 40 jours, les agriculteurs pourraient réduire les surfaces ou les intrants, impactant les rendements 2026-2027.
Le PAM alerte donc sur 45 millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire. Ainsi, une étude GSA pointe le riz comme le plus vulnérable, via les importations d’engrais du Golfe par l’Inde, Pakistan et Thaïlande (fournisseurs africains).
De son côté, la Tunisie, importatrice nette (70 % blé, engrais Golfe), subit +6,8 % d’inflation alimentaire en mars, avec des subventions sous pression et une facture énergétique alourdie.