Les échanges commerciaux directs entre la Tunisie et l’Afrique de l’Ouest pour l’importation de noix de cajou (brutes, amandes ou borma) demeurent très limités, pour ne pas dire négligeables, selon les données disponibles jusqu’en 2025. La Tunisie n’est pas un importateur majeur de ce produit, qui transite essentiellement par l’Inde, le Vietnam et l’Union européenne.
En Tunisie, la noix de cajou est principalement utilisée dans l’agroalimentaire (confiseries, snacks) et l’industrie (huiles), avec une demande bien inférieure à celle des pistaches ou amandes locales. Cela explique l’absence d’usines de transformation dédiées, contrairement à la Côte d’Ivoire, ce qui freine les importations directes.
Pourtant, des opportunités émergent : face aux défis ouest-africains (comme l’export de borma vers le Vietnam), la Tunisie pourrait accroître ses importations de coques ou de CNSL pour l’énergie et les biocarburants, via les accords ZLECAf ou UE-Afrique. En 2025, des discussions portent sur des partenariats Tunisie-Côte d’Ivoire en agro-transformation.