Les effets de la flambée des prix de l’énergie, due à la guerre au Moyen-Orient, ont commencé à se refléter dans l’inflation, qui s’est renforcée de manière significative dans la zone euro, bien qu’à des niveaux inférieurs aux prévisions des analystes.
Plus précisément, selon les données préliminaires d’Eurostat publiées mardi 31 mars, l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté au niveau de la zone euro, de manière significative en mars, à un taux annuel de 2,5 %, contre 1,9 % auparavant, mais est resté inférieur à l’estimation moyenne de 2,6 % exprimée par les analystes (Reuters, Bloomberg).
Il s’agit toutefois du niveau le plus élevé depuis janvier 2025, tandis que la variation entre mars et février est la plus importante depuis 2022, année du début de la guerre en Ukraine.
Signe de la pression exercée par les prix de l’énergie sur l’indice, celui-ci a enregistré un léger recul à son niveau structurel, c’est-à-dire sans l’effet de la volatilité des prix de l’énergie et des produits alimentaires.
Quant à l’inflation sous-jacente dans la zone euro, elle a légèrement diminué pour s’établir à 2,3 % en rythme annuel, contre 2,4 % précédemment.
Plus précisément, concernant les composantes individuelles de l’inflation dans la zone euro, Eurostat estime que l’énergie devrait connaître le taux annuel le plus élevé en mars, à 4,9 %, contre -3,1 % en février.
En revanche, tous les autres secteurs connaissent un recul. Le secteur des services s’est contracté de 3,2 % sur un an, contre 3,4 % en février ; la catégorie alimentation, boissons alcoolisées et tabac aurait progressé de 2,4 %, contre 2,5 % précédemment ; et celle des biens industriels hors énergie de 0,5 %, après 0,7 % le mois dernier.
Selon les mesures locales, le taux d’inflation annuel le plus élevé est enregistré en Croatie à 4,7 %, suivie de la Lituanie à 4,6 % et du Luxembourg à 3,8 %.
À l’inverse, l’inflation la plus faible est observée en Italie et à Chypre, avec 1,5 % par an dans les deux pays, tandis qu’en France, elle atteint 1,9 %.