Le Forum d’investissement du Marché commun de l’Afrique orientale et australe « CIF 2026 » constitue une opportunité stratégique pour renforcer l’ouverture économique de la Tunisie vers les marchés africains et diversifier ses partenaires commerciaux. C’est le président de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect), Aslan Berjeb, qui s’exprimait à l’occasion de la tenue justement de ce forum.
Selon lui, ce forum vise à promouvoir la destination tunisienne auprès des investisseurs tout en permettant aux entreprises nationales de développer de nouveaux réseaux d’affaires au sein de l’espace COMESA, rapporte l’agence TAP. L’objectif est d’aller au-delà des échanges commerciaux traditionnels en positionnant les entreprises tunisiennes comme fournisseurs de solutions et partenaires industriels dans les chaînes de valeur africaines, dit-il en substance.
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Dans ce cadre, la Conect travaille à renforcer les partenariats industriels et commerciaux avec des acteurs africains, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’agroalimentaire, du bâtiment et des services numériques. Le forum devrait également favoriser la conclusion d’accords bilatéraux entre entreprises et institutions, ouvrant ainsi l’accès à de nouveaux marchés et réduisant la dépendance vis-à-vis des marchés européens en particulier et mondiaux en général.
Malgré les avantages liés à l’adhésion de la Tunisie au COMESA, notamment les exonérations douanières, ces opportunités restent sous-exploitées en raison d’obstacles non tarifaires tels que la complexité des procédures administratives, les divergences réglementaires entre États membres, le manque d’informations commerciales fiables et les difficultés liées aux transferts financiers, regrette le patron de la Conect.
Toutefois, M. Berjeb ne s’arrête pas à ce constat. Car il assure que son organisation prévoit des programmes d’accompagnement des entreprises, le développement de plateformes d’information commerciale et la promotion d’un dialogue institutionnel au sein du COMESA, toujours selon la même source.
La question du financement figure également parmi les priorités. Une coordination avancée est engagée avec une banque commerciale afin de mettre en place des lignes de crédit dédiées aux PME souhaitant investir ou exporter vers l’Afrique, ainsi que des mécanismes de garantie des risques liés à l’investissement et au commerce extérieur.