Les tensions entre l’Iran, Israël et les Etats-Unis ont franchi un nouveau seuil, avec des frappes aériennes échangées entre les deux pays.
Alors que le président américain Donald Trump affirme que des discussions sont en cours pour mettre fin au conflit, les autorités iraniennes rejettent fermement ces déclarations. Le commandement militaire iranien, dominé par les Gardiens de la révolution, a dénoncé des propos « déconnectés de la réalité », allant jusqu’à ironiser sur une négociation « menée par Washington avec lui-même ».
Selon des informations non officielles, un plan américain en 15 points aurait été transmis à Téhéran. Ce que dément l’Iran qui reste inflexible : aucune négociation n’est envisageable avec les États-Unis, accusés d’avoir attaqué le pays à deux reprises lors de précédents pourparlers.
Sur le terrain d’ailleurs, les hostilités se poursuivent sans relâche. L’armée israélienne affirme avoir ciblé des infrastructures à Téhéran. Tandis que des médias iraniens font état de frappes ayant touché des zones résidentielles. En riposte, l’Iran a lancé une nouvelle vague d’attaques visant plusieurs villes israéliennes ainsi que des bases américaines dans la région, notamment au Koweït, en Jordanie et à Bahreïn.
Par ailleurs, le Koweït et l’Arabie saoudite ont annoncé avoir intercepté des drones visant des installations sensibles. L’un d’eux a provoqué un incendie dans un réservoir de carburant à l’aéroport international de Koweït, sans faire de victimes.
Quatre semaines après le début de ce conflit majeur, qui a déjà causé des milliers de morts et provoqué de fortes turbulences sur les marchés énergétiques mondiaux, toute perspective d’apaisement semble encore lointaine.