La validation par la Commission européenne de l’accord entre le Maroc et la France constitue une avancée majeure pour les banques marocaines opérant en Europe.
Ce feu vert permet à ces établissements de poursuivre leurs activités en France sans entrave significative et ouvre la voie à des négociations élargies avec d’autres pays européens, dans un contexte marqué par l’entrée en vigueur d’une directive plus stricte sur les banques non européennes. C’est ce qu’on lit en substance dans plusieurs médias du Royaume chérifien.
Annoncée par le wali (gouverneur) de Bank Al-Maghrib (la Banque centrale du Maroc), Abdellatif Jouahri, cette décision renforce la position marocaine dans un dossier jugé stratégique. « L’accord avec Paris devient désormais une référence pour convaincre d’autres partenaires européens », écrit le360.ma. Dans cette dynamique, des discussions ont déjà été engagées avec les Pays-Bas et la Belgique, et devraient s’étendre prochainement à l’Italie, l’Espagne, puis l’Allemagne. Rien que ça.
En tout état de cause, cette évolution marque un tournant après des mois d’incertitude. Fin 2025, rappellent les sites web marocains, l’approbation de Bruxelles restait en suspens, « condition essentielle pour consolider l’accord franco-marocain et servir de base aux autres négociations ». Désormais validé, ce cadre offre au Maroc un levier concret pour défendre les intérêts de ses banques.
Adoptée en 2024 et appliquée depuis janvier 2026, la directive européenne impose ainsi un encadrement renforcé des banques non européennes. Bien qu’orientée initialement vers les établissements britanniques post-Brexit, elle concerne également les banques marocaines, dont le rôle est crucial pour les Marocains résidant à l’étranger (MRE). A noter que ces dernières assurent notamment les transferts de fonds, qui ont atteint plus de 122 milliards de dirhams (près de 11,3 milliards d’euros) en 2025 et devraient continuer à croître.
Face à ces enjeux, le Maroc a mis en place une stratégie proactive reposant sur une task force dédiée. Objectif : négocier pays par pays pour garantir la continuité des services bancaires et préserver ces flux financiers essentiels. Les prochains mois seront déterminants pour étendre ce modèle à l’ensemble de l’Europe.
Quel autre pays au Maghreb peut-il se targuer d’une telle démarche?