À l’occasion de la 70e session de la Commission de la condition de la femme (CSW70), un side event intitulé « L’Agora Émotionnelle : quand les plateformes numériques deviennent des espaces de justice économique et d’autonomisation pour les femmes » s’est tenu le 18 mars 2026 au Church Center for the United Nations (CCUN) à New York, de 08h30 à 10h00, organisé par le Comité de vigilance pour la Démocratie en Tunisie.
Cet événement a exploré le rôle des plateformes digitales comme vecteurs d’expression, de solidarité et d’opportunités économiques pour les femmes.
Ainsi Zohra Bouguerra (Tunisie) sociologue et consultante indépendante en genre et gouvernance de l’eau, a ouvert les débats en présentant le concept d’« Agora émotionnelle », soulignant les dimensions sociales et émotionnelles des usages numériques pour l’inclusion financière et le travail décent.
Les interventions principales ont réuni des expertes internationales : Claudia Segre (Italie), présidente de Global Thinking Foundation, est intervenue en vidéo sur l’inclusion financière et l’éducation numérique comme leviers d’autonomie économique. Armelle Schaad (Belgique), psychologue, a abordé la cyberviolence et les risques des activités en ligne. Régine Alende Tshombokongo (Canada), présidente du CEJFI, a plaidé via vidéo pour un leadership féminin dans l’économie numérique. Maha Abdel Nasser (Égypte), députée, a évoqué les politiques publiques et l’éducation. Myriam Fetiere et Gabriel Toussaint (Haïti), respectivement formatrice et journaliste, ont traité des enjeux économiques, de formation et des droits humains.
Une discussion plénière a permis des échanges sur l’inclusion numérique, le travail décent et la justice sociale, avant la synthèse finale de Salma Triki, chercheuse tunisienne docteure en sociologie et experte en genre.
En somme, les débats ont mis en lumière le numérique comme espace d’opportunités entrepreneuriales et d’accès aux ressources pour les femmes. Tout en identifiant des défis comme la cyberviolence, la précarité du travail digital et les inégalités technologiques.