Les marchés boursiers européens ont interrompu leur progression mercredi 18 mars. Et ce, après qu’une attaque contre le champ gazier iranien de Pars a fait flamber les prix du pétrole et ravivé les craintes d’une escalade des tensions au Moyen-Orient. Mettant ainsi fin à une période de calme relatif qui régnait depuis le début de la semaine.
L’indice paneuropéen STOXX 600 a chuté mercredi 18 mars de 0,70 % à 598,25 points; après avoir progressé de 0,67 % plus tôt dans la séance. Il met fin à une série de deux jours de hausse.
L’attaque contre le champ gazier de Pars est la première attaque publiquement reconnue contre une infrastructure énergétique iranienne dans le Golfe depuis le début de la guerre israélo-américaine. Ce qui a incité Téhéran à avertir ses voisins que leurs installations énergétiques seraient des cibles « dans les prochaines heures », selon Reuters.
Dans ce contexte, Michael Brown, stratège principal chez Pepperstone, déclare : « Jusqu’à présent, les infrastructures énergétiques ont été relativement épargnées par les attaques. Mais cette escalade remet au premier plan des risques que les marchés ont tenté d’oublier. Il règne un certain optimisme sur le marché. Car tout le monde s’attend encore à un revirement de position du président américain Donald Trump. Mais ce que nous voyons aujourd’hui est un nouvel avertissement que cela n’est pas garanti. »
A cet égard, les mouvements du marché témoignent de l’impact des événements au Moyen-Orient sur le moral des investisseurs. Tout en anéantissant les espoirs d’un éventuel niveau de soutien temporaire des actions, notamment en Europe, pays importateur de pétrole.
Ainsi, le prix du pétrole brut Brent a augmenté de 4,75 % pour atteindre 108,33 dollars le baril. Tandis que le pétrole brut américain West Texas Intermediate a gagné 1,89 % pour s’établir à 98,03 dollars.
Par ailleurs, l’indice des biens de consommation de base a chuté de 2,72 %, exerçant la plus forte pression sur l’indice de référence. Alors que les valeurs du secteur de la santé ont reculé de 2 %.