Les revenus des exportations d’énergie de la Russie ont progressé de 7 % en février 2026 par rapport au mois précédent, malgré les sanctions occidentales et les tensions géopolitiques persistantes.
Selon les données du Centre de recherche sur l’énergie et l’air propre publiées vendredi 13 mars, les recettes quotidiennes des exportations d’hydrocarbures russes ont atteint environ 492 millions d’euros par jour, soutenues par une légère hausse des volumes exportés et surtout par l’augmentation des prix internationaux.
En effet, les revenus issus des exportations de pétrole brut ont enregistré la plus forte progression. Les recettes liées au pétrole transporté par voie maritime ont grimpé de 14 %, atteignant environ 173 millions d’euros par jour, grâce à une hausse de 4 % des volumes exportés.
Parallèlement, les exportations de pétrole via les oléoducs ont généré 58 millions d’euros par jour, soit une augmentation de 9 % sur un mois. Au total, les revenus combinés du pétrole russe (maritime et par pipeline) se sont élevés à 232 millions d’euros par jour, en hausse de 13 %.
Le gaz progresse, le charbon recule
Quant aux exportations de gaz, elles ont elles aussi contribué à la hausse des revenus énergétiques. Les recettes du gaz naturel liquéfié (GNL) ont augmenté de 7 %, atteignant 45 millions d’euros par jour, malgré une légère baisse des volumes exportés…
En revanche, le charbon russe a enregistré un recul notable, avec des recettes en baisse de 16 %, à 38 millions d’euros par jour.
Plusieurs pays arabes parmi les importateurs
Depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022, plusieurs pays arabes figurent parmi les acheteurs d’énergie russe. Huit États apparaissent régulièrement dans les statistiques d’importation : les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, le Koweït, l’Égypte, le Maroc, la Syrie, la Tunisie et la Libye.
Le Maroc se distingue notamment par l’importation de trois types d’énergie russes : produits pétroliers, charbon et gaz.
Malgré cette hausse mensuelle, les revenus énergétiques russes restent inférieurs à leurs niveaux précédents. En 2025, les recettes issues des exportations de pétrole brut et de produits pétroliers ont chuté à 158 milliards de dollars, contre 192,3 milliards en 2024, sous l’effet de la baisse des prix et du durcissement des sanctions occidentales.
Rappelons enfin que pour éviter une explosion des cours, les États-Unis ont annoncé le 13 mars autoriser temporairement la vente de pétrole russe stocké sur des navires. Cette décision, décriée par Kiev et les Européens, profite à la Russie, qui finance son effort de guerre en Ukraine notamment grâce aux rentrées tirées de ses ventes de pétrole et de gaz.