Le marché du travail canadien a connu un net recul en février 2026, avec une perte nette d’environ 84 000 emplois, ce qui a fait monter le taux de chômage à 6,7 %, selon les données publiées vendredi 13 mars par l’agence nationale de statistiques. Cette évolution contraste fortement avec les attentes des économistes, qui anticipaient au contraire la création d’environ 10 000 emplois.
La baisse de l’emploi s’explique principalement par la chute des postes à temps plein, qui ont reculé de plus de 100 000 unités. Une grande partie de ces pertes concerne le secteur privé, révélant un ralentissement marqué de l’activité économique.
Pour plusieurs analystes, ces chiffres constituent l’un des résultats les plus décevants observés en dehors des périodes de crise sanitaire. Selon certains économistes, le rapport sur l’emploi montre une faiblesse généralisée du marché du travail, avec très peu de création nette d’emplois au cours des douze derniers mois.
Les jeunes travailleurs sont particulièrement touchés. En effet, l’emploi des 15-24 ans a reculé d’environ 47 000 postes, ce qui a fait grimper le taux de chômage de cette catégorie à 14,1 %…
Face à cette situation, plusieurs économistes estiment que ces données pourraient compliquer les perspectives de politique monétaire. Alors que certains marchés anticipaient encore une hausse des taux d’intérêt, la détérioration du marché de l’emploi pourrait au contraire inciter la Banque centrale du Canada à adopter une approche plus prudente.