La Tunisie a enregistré un déficit commercial de 2 784,2 millions de dinars (MDT) durant les deux premiers mois de 2026, soit en net recul par rapport aux 3 517 MDT affichés à la même période de 2025.
Les exportations ont atteint 10 803,1 MDT contre 10 169,2 MDT un an plus tôt, soit une hausse de 6,2%, tandis que les importations ont légèrement reculé de 0,7 %, s’établissant à 13 587,4 MDT contre 13 686,2 MDT. Le taux de couverture s’est amélioré à 79,5 % contre 74,3 % sur la même période de l’année précédente.
Du côté des exportations, les industries mécaniques et électriques ont enregistré la progression la plus significative avec une hausse de 14,8 %, suivies des industries agro-alimentaires en hausse de 6,1 %, portées notamment par les ventes d’huile d’olive qui ont atteint 1 252,3 MDT contre 1 007,6 MDT en 2025.
À l’inverse, le secteur des mines, phosphates et dérivés a accusé un repli de 24,6 %, le textile, habillement et cuirs de 1,8 %, et l’énergie de 0,5 %, sous l’effet d’une baisse des ventes de pétrole brut, tombées à 239,8 MDT contre 372,3 MDT.
Sur le plan des importations, les biens de consommation ont progressé de 2,3 %, les produits alimentaires de 2,6 %, les produits énergétiques de 1,7 % et les biens d’équipement de 1,4 %. En revanche, les matières premières et demi-produits ont reculé de 6 %.
L’Europe reste le premier partenaire
Sur le plan géographique, l’Union européenne demeure le premier partenaire commercial de la Tunisie, absorbant 72,1 % de nos exportations pour une valeur de 7 793,4 MDT contre 7 091,9 MDT en 2025. Dans ce cadre, les ventes vers la France ont progressé de 15,7 % et vers l’Allemagne de 9,9 %, mais ont reculé vers l’Italie de 1,6 % et les Pays-Bas de 25,3 %.
Vers les pays arabes, les exportations ont fortement progressé avec l’Égypte de 76,4 % et l’Arabie saoudite de 68,9 %, alors qu’elles ont fortement chuté avec le Maroc de 45,3 %, la Libye de 29,2 % et l’Algérie de 18,6 %.
Du côté des importations, l’Union européenne représente 45,6 % du total, avec 6 189,4 MDT contre 5 770,3 MDT en 2025. Les achats ont augmenté en provenance de France de 26,3 % et d’Italie de 12,3 %, tandis qu’ils ont diminué en provenance d’Espagne de 5 % et de Grèce de 28,2 %.
Hors Union européenne, les importations en provenance de l’Inde ont bondi de 48,9 % et de Turquie de 3,8 %, alors qu’elles ont fortement chuté en provenance de Russie de 59,7 % et de Chine de 18,1 %.
L’énergie, principal creuset du déficit commercial
La décomposition du déficit commercial révèle que les produits énergétiques constituent le principal poste déficitaire avec 1 886 MDT, suivis des matières premières et demi-produits avec 790,7 MDT, des biens d’équipement avec 488,4 MDT et des biens de consommation avec 108,8 MDT.
Le groupe alimentaire enregistre pour sa part un excédent de 489,7 MDT. Hors énergie, le déficit de la balance commerciale se limite à 898,3 MDT, tandis que le déficit énergétique s’établit à 1 886 MDT contre 1 845,4 MDT durant les deux premiers mois de 2025.