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Leconomiste Maghrebin > Blog > Economie > Conjoncture > Kaies Samet : « La guerre au Moyen-Orient aggrave une conjoncture économique déjà fragilisée »
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Kaies Samet : « La guerre au Moyen-Orient aggrave une conjoncture économique déjà fragilisée »

Hamza Marzouk
2026/03/11 at 11:39 AM
par Hamza Marzouk 7 Min Lecture
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Kaies Samet, Maître de conférences en sciences économiques, analyse, dans une déclaration accordée à l’Economiste Maghrébin, les répercussions du conflit régional au Moyen-Orient sur l’économie tunisienne. Entre flambée du prix du pétrole, perturbation des routes maritimes, tensions sur les finances publiques et pouvoir d’achat des ménages en berne, il dresse un tableau préoccupant pour les années 2026 et 2027, tout en écartant l’existence de solutions immédiates.

Notre invité rappelle que les guerres ont toujours produit des effets directs et mesurables sur l’économie mondiale, en particulier à travers la variable pétrolière. Il souligne que le prix du baril a d’ores et déjà franchi le seuil de cent dollars, un niveau qu’il qualifie d’extrêmement préoccupant, non seulement pour la Tunisie, mais pour l’ensemble des économies de la planète. Le pétrole est en effet une ressource utilisée dans pratiquement tous les secteurs d’activité, à commencer par les transports. Ce qui implique que toute hausse significative de son cours se répercute mécaniquement sur l’ensemble de la chaîne économique et détériore la situation de nombreux pays.

Contents
Kaies Samet, Maître de conférences en sciences économiques, analyse, dans une déclaration accordée à l’Economiste Maghrébin, les répercussions du conflit régional au Moyen-Orient sur l’économie tunisienne. Entre flambée du prix du pétrole, perturbation des routes maritimes, tensions sur les finances publiques et pouvoir d’achat des ménages en berne, il dresse un tableau préoccupant pour les années 2026 et 2027, tout en écartant l’existence de solutions immédiates.Double exposition de la Tunisie : importations et routes maritimes Des budgets 2026 et 2027 sous forte pressionUn pouvoir d’achat des ménages en périlAucune solution miracle en vueLe seul voeu : que le conflit ne s’étende pas

Double exposition de la Tunisie : importations et routes maritimes

L’économiste identifie deux mécanismes de transmission principaux. Le premier est direct : la Tunisie étant un pays importateur de pétrole, elle supporte intégralement le renchérissement du baril. Le second passe par les routes maritimes : les tensions en mer Rouge ont conduit à une réduction sensible du nombre de navires empruntant cette voie stratégique. Cette contraction de l’offre de transport maritime entraîne, par le jeu classique de la loi de l’offre et de la demande, une hausse des coûts et des prix.

Kaies Samet précise à cet égard que le budget de l’État tunisien pour l’exercice en cours a été construit sur la base d’un prix du baril fixé à soixante-quinze dollars. L’écart entre cette hypothèse de départ et la réalité des marchés soulève dès lors de sérieuses interrogations quant à la capacité du pays à honorer ses engagements financiers, dans un contexte de ressources déjà limitées.

Des budgets 2026 et 2027 sous forte pression

Le maitre de conférences en sciences économiques estime que les effets négatifs seront particulièrement marqués prochainement. Il souligne que personne n’avait anticipé une telle évolution au moment de l’élaboration du budget. Ce qui rend la situation d’autant plus difficile à gérer. Pour 2027, l’économiste juge que les répercussions pourraient être encore plus sévères si le conflit se prolonge. Il appelle à une anticipation rigoureuse et à une préparation budgétaire plus proactive, impliquant sans doute des arbitrages et des sacrifices à différents niveaux de dépense publique.

Un pouvoir d’achat des ménages en péril

L’économiste tunisien prévoit une dégradation sensible du pouvoir d’achat des citoyens. Le renchérissement du pétrole se répercutera d’abord sur le coût des matières premières utilisées dans la production, puis sur le prix des produits finis, en raison notamment de la hausse des coûts de transport. Il note que le secteur des transports se situe en Tunisie à des niveaux encore raisonnables comparativement à d’autres pays, notamment ceux du Golfe, mais que la situation est susceptible de se dégrader rapidement.

L’expert universitaire insiste sur l’interdépendance de la chaîne des prix : une hausse du pétrole entraîne une augmentation en cascade de l’ensemble des coûts. L’inflation, déjà présente, risque ainsi de s’accélérer et de peser davantage sur le quotidien des ménages, rendant la vie plus chère dans un pays qui souffre déjà d’une conjoncture économique défavorable.

Aucune solution miracle en vue

Kaies Samet se montre particulièrement prudent sur ce point, et affirme ne pas souhaiter induire l’opinion en erreur.

Il souligne d’abord que la pression fiscale est déjà très élevée, représentant selon lui environ 85 % des ressources fiscales de l’État. Dans ces conditions, toute augmentation supplémentaire de la charge fiscale, qu’elle pèse sur les personnes physiques ou sur les entreprises, lui paraît difficilement envisageable. La population supporte déjà, à ses yeux, un niveau de pression fiscale proche de l’asphyxie.

Il écarte également la piste d’une réduction des subventions comme levier d’ajustement immédiat. Si des ressources alternatives pourraient théoriquement être mobilisées, l’économiste reconnaît qu’il ne voit pas de solutions véritablement efficaces et rapides permettant de sortir le pays de cette situation, surtout si la crise venait à s’aggraver.

Le seul voeu : que le conflit ne s’étende pas

Notre expert est explicite : le seul souhait raisonnable qu’il formule pour le pays est que le conflit ne s’étende pas davantage et ne se prolonge pas dans le temps. Il rappelle que la Tunisie, pays aux ressources financières limitées, ne dispose pas des marges de manœuvre nécessaires pour absorber un choc économique de grande ampleur.

Selon notre invité, la Tunisie est encore loin d’avoir achevé sa transition énergétique et ne dispose pas, à ce stade, de capacités suffisantes pour se tourner vers des sources d’énergie de substitution aux énergies fossiles, notamment le gaz et le pétrole. Dans ce contexte, il estime que si la guerre devait se prolonger, l’économie tunisienne en subirait davantage les conséquences.

Dès lors, ajoute-t-il, la seule solution susceptible de limiter les dégâts à court terme demeure l’arrêt du conflit. Si les hostilités devaient se poursuivre et si leurs retombées économiques devaient prendre une dimension catastrophique à l’échelle internationale, la Tunisie, dont la situation économique est déjà fragilisée, se retrouverait dans une position encore plus précaire.

L’économiste conclut en affirmant clairement qu’il n’existe dans ce scénario aucune sortie de crise à portée de main, et qu’il serait illusoire de prétendre le contraire.

MARQUÉE: Economise conjoncture, Kaies Samet
Hamza Marzouk 11 mars 2026
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