L’analyste politique Mohsen Marzouk qualifie le conflit Iran-Israël de « jeu des nations sauvages » : une hiérarchie de guerres où Téhéran pivote comme atout pétrolier dans la grande rivalité sino-américaine.
Dans une analyse via sa page Facebook,Mohsen Marzouk relativise les frappes militaires au profit des objectifs stratégiques. Alors que la guerre ouverte, dans sa quatrième phase depuis février 2026, marquée par la mort de l’ayatollah Khamenei le 28 février, s’intensifie avec des ripostes iraniennes récentes.
Dans ce contexte, il exhorte la Tunisie à une souveraineté accrue face aux ondes de choc régionales.
L’analyse de M. Marzouk déconstruit le chaos en strates distinctes. A savoir tout d’abord, la lutte pour un tiers des réserves pétrolières mondiales (Iran ~10-13 %, Venezuela ~18-25 %). Washington vise la soumission de Téhéran sur son or noir, comme à Caracas sans invasion. Trump brandira cette « carte » lors de sa visite en Chine du 31 mars au 2 avril.
Ensuite, l’entité sioniste cherche à démanteler l’État iranien pour s’étendre (Cisjordanie, Syrie, Liban) et réaliser ses ambitions messianiques.
Tandis que Téhéran défend sa cohésion. Avec comme issue probable un nul tactique si le régime survit. Et ce, malgré l’escalade US-Israël et un nouveau guide en la personne de Mojtaba Khamenei.
Et enfin le Golfe et l’Europe saignés économiquement, en marge du droit international évanoui.
Ainsi, il estime que la victoire n’est pas dans les missiles, mais dans les gains concrets : l’échec américain si l’Iran reste souverain; des avancées israéliennes sur le terrain arabe; et Poutine émergeant comme médiateur potentiel.
Pour le cas de la Tunisie, il conclut sur l’importance de forger une conscience nationale pour sécuriser ses intérêts.