La décision est enfin actée. L’aéroport international de Tunis-Carthage, porte d’entrée aérienne clé du pays, fera l’objet d’un agrandissement massif. L’estimation de son coût est de 3 milliards de dinars (1 milliard USD).
Ce projet, relatif à l’aéroport emblématique de la capitale tunisienne, quadruplera la capacité de l’aéroport Tunis-Carthage à 18,5 millions de voyageurs par an d’ici 2031. Avec pour objectif fixé de capter la reprise touristique et économique post-pandémie COVID-19.
Ainsi, l’État renonce à délocaliser l’aéroport Tunis-Carthage (800 ha, 7,2 millions de passagers/an) pour une expansion ambitieuse à 18,5 millions d’ici quelques années. Elle vise à booster le tourisme et l’économie tunisiens.
Cependant, le débat reste houleux sur les nuisances sonores. En effet, les résidents des quartiers alentours, des Berges du Lac, en passant par la Soukra et jusqu’à l’Ariana (à <5 km) craignent une aggravation du bruit. Et ce, malgré des avions de plus en plus silencieux. Alors que les partisans du projet d’extension rappellent la proximité viable d’aéroports comme Genève (18 M pax, 5 km du centre) ou Nice (12 M pax sur 400 ha, 2 pistes comme Carthage).
On assiste donc à un véritable chassé-croisé d’arguments. Les uns vantent l’accessibilité urbaine; tandis que les autres regrettent une opportunité manquée et s’interrogent sur des indemnisations pour riverains. Se pose alors cette récurrente question : pourquoi délocaliser si l’expansion est faisable ?