À 87 ans, le juriste et professeur de droit constitutionnel, Sadok Belaïd, est décédé ce samedi 7 mars 2026, selon une annonce faite par son collègue et professeur de droit, Amine Mahfoudh.
Sadok Belaïd, figure importante du droit public en Tunisie et universitaire respecté, était connu pour son expertise en droit constitutionnel et pour ses nombreuses interventions dans le débat public sur les réformes politiques et institutionnelles du pays.
Il a enseigné pendant plusieurs années dans des institutions universitaires tunisiennes et s’est distingué par ses analyses sur l’évolution du système politique et juridique tunisien. Il a également été doyen de la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis de 1971 à 1977.
À rappeler également qu’en 2022, le président Kaïs Saïed l’avait chargé de présider une commission consultative chargée d’élaborer un projet de nouvelle Constitution. Le travail de cette commission s’inscrivait dans le processus politique engagé après les décisions du 25 juillet 2021. Cependant, Sadok Belaïd s’était par la suite montré critique à l’égard de la version finale du texte constitutionnel publiée avant le référendum de juillet 2022, affirmant qu’elle différait du projet élaboré par la commission qu’il dirigeait.
Ainsi, la disparition de Sadok Belaïd constitue la perte d’une personnalité intellectuelle et juridique influente qui a largement contribué aux débats constitutionnels et politiques en Tunisie au cours des dernières années. Et bien évidemment, son décès n’a pas manqué de susciter des réactions dans les milieux universitaires et politiques, où beaucoup saluent le parcours d’un juriste engagé dans la réflexion sur l’État de droit et l’avenir institutionnel du pays.
Toute la rédaction de L’Économiste maghrébin présente ses condoléances les plus attristées à sa famille et à ses proches.
Que son âme repose en paix !