La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, lance un avertissement aux grandes puissances mondiales : faute de coopération, l’économie internationale risque de basculer vers une « autodestruction ».
S’exprimant dans un contexte marqué par l’intensification des rivalités géopolitiques et commerciales, jeudi 5 mars 2026, elle a souligné que l’ordre économique mondial traverse une phase de fragmentation croissante. Elle noté que la montée du protectionnisme, la rivalité stratégique entre grandes puissances et la remise en cause des règles multilatérales menacent la stabilité du système économique international.
D’ailleurs, Christine Lagarde a insisté sur un paradoxe central : malgré les tensions politiques, les économies restent plus interconnectées que jamais. Les chaînes d’approvisionnement mondiales et l’intégration financière rendent les États dépendants les uns des autres, ce qui augmente considérablement le coût d’une rupture de coopération.
Dans ce contexte, la présidente de la BCE estime que l’abandon du multilatéralisme pourrait entraîner des effets économiques négatifs pour l’ensemble des acteurs, y compris les puissances qui cherchent à renforcer leur autonomie stratégique. L’isolement ou la confrontation économique risqueraient de déclencher des cycles de représailles commerciales et financières, conduisant à un affaiblissement généralisé de la croissance mondiale.
Elle a ainsi appelé les grandes économies à préserver les mécanismes de coopération internationale, notamment dans les domaines du commerce, de la régulation financière et de la stabilité monétaire. Elle affirme que les institutions internationales et les règles communes restent indispensables pour éviter une fragmentation de l’économie mondiale en blocs rivaux.
Pour Christine Lagarde, l’enjeu dépasse la seule performance économique. Il s’agit aussi de préserver un ordre international capable de garantir la stabilité, la prospérité et la confiance entre les nations. Sans coordination entre les principales puissances, prévient-elle, les tensions actuelles pourraient dégénérer en une spirale de décisions économiques contre-productives pour tous.