L’Iran a partiellement fermé, mardi 17 février 2026, le détroit d’Ormuz. Les Gardiens de la révolution iraniens mènent des exercices militaires dans cette voie maritime.
En parallèle, les États-Unis et l’Iran mènent des pourparlers à Genève, cherchant à résoudre un différend persistant concernant le programme nucléaire de Téhéran.
C’est la première fois que l’Iran ferme des parties du détroit d’Ormuz, une voie navigable internationale majeure qui relie les producteurs de pétrole brut du Moyen-Orient aux principaux marchés du monde entier, depuis que le président américain, Donald Trump, a menacé Téhéran d’une action militaire en janvier 2026. Selon Kpler, environ 13 millions de barils par jour de pétrole brut ont transité par le détroit d’Ormuz en 2025, représentant environ 31 % des flux mondiaux de pétrole brut par voie maritime.
La fermeture temporaire de la voie navigable mardi vise à garantir la sécurité de la navigation dans le cadre d’un exercice militaire mené par les forces iraniennes. Il vise clairement à améliorer la préparation opérationnelle de l’Iran et à renforcer sa dissuasion.
La fermeture entraînerait plutôt des désagréments mineurs et des retards pour les navires entrants à destination du Golfe Persique, mais aucune perturbation majeure. Pour cette raison, les prix se sont inscrits à la baisse aujourd’hui. Le Brent, pour livraison en avril, a reculé de 1 % à 67,63 dollars le baril à la rédaction de ces lignes.
La situation est à suivre de près, surtout pour un pays net importateur de pétrole.