Les opérateurs de la place boursière de la capitale ont assisté lundi 9 février 2026 à une envolée historique des cours, portant le baromètre principal au-delà d’un seuil jamais franchi auparavant.
Vers midi moins dix, le Tunindex culminait à 14 650 unités, établissant une nouvelle référence maximale dans l’histoire du marché financier du pays. Cette progression spectaculaire prolonge une dynamique amorcée dès l’entame de l’année, caractérisée par une vigueur inhabituelle des échanges.
Le premier mois de 2026 avait déjà témoigné d’un élan remarquable, avec une appréciation globale de 11 % sur trente et un jours. La séance du 9 février vient confirmer que cet emballement ne constitue pas un phénomène isolé, mais s’inscrit dans une tendance structurelle portée par des fondamentaux encourageants.
Les résultats comptables annuels des entreprises présentes à la cote ont affiché une croissance de leurs revenus cumulés de 5,3 % sur l’exercice écoulé, totalisant 26,5 milliards de dinars. Ces chiffres consolidés alimentent l’optimisme ambiant et justifient, aux yeux des investisseurs, la valorisation croissante du marché.
Deux compartiments se distinguent particulièrement dans ce mouvement ascendant : la finance et l’industrie agroalimentaire. Selon les observations d’un professionnel du secteur, ces branches d’activité bénéficient d’une confiance renouvelée qui se traduit par une augmentation soutenue de la capitalisation boursière globale. Les établissements bancaires, en particulier, continuent de figurer parmi les locomotives de la hausse.
Le contexte macroéconomique renforce par ailleurs l’attrait des placements en actions. La hausse des prix à la consommation s’est établie à 4,8 % au cours du mois dernier, marquant un fléchissement par rapport aux mois précédents. Ce tassement de l’inflation favorise un retour des capitaux vers les valeurs mobilières, perçues comme une opportunité d’investissement plus intéressante.