André Ventura, chef de la formation d’extrême droite Chega (signifiant “assez“ en français), a transformé sa défaite électorale en victoire « psychologique », à l’annonce des résultats de la présidentielle portugaise, dimanche 8 février 2026.
Pourtant, c’est bien le socialiste modéré, Antonio José Seguro, 63 ans, qui a remporté le second tour de cette élection présidentielle au Portugal, crédité de près de 66 % des suffrages exprimés (portant sur 95 % des circonscriptions), contre 34 % pour André Ventura (43 ans). Plusieurs médias portugais n’ont pas cessé de rappeler que André Ventura a bâti sa campagne sur le thème «…rupture avec les formations qui dirigent le Portugal depuis 50 ans ». Mais ce sera pour la prochaine fois.
Car, les Portugais en ont décidé autrement. D’ailleurs, Antonio José Seguro a déclaré devant ses électeurs : « La réponse donnée par le peuple portugais, son attachement aux valeurs de la liberté et de la démocratie (…) me rendent ému et fier ».
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Déjà deux dirigeants européens ont réagi à cette victoire du socialiste qualifié de modéré. Ainsi, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a écrit sur le réseau social X : « Les Portugais se sont exprimés et, face à la dévastation causée par les tempêtes, ont fait preuve d’une résilience démocratique remarquable. »
De son côté, Emmanuel Macron a salué sur X la victoire d’António José Seguro en ces termes : « Félicitations à António José Seguro ». Et de promettre qu’il œuvrera lui « pour renforcer les liens entre le Portugal et la France et faire vivre notre traité d’amitié et de coopération ».
Ceci dit, António José Seguro a bénéficié du soutien de nombreuses personnalités politiques portugaises issues de l’extrême gauche, du centre et même de la droite, mais pas celui du Premier ministre, Luis Montenegro.
A noter qu’au Portugal, le président de la République a des pouvoirs honorifiques, mais possède un pouvoir de dissolution du Parlement. Autrement dit, l’essentiel du pouvoir est détenu par le chef du gouvernement.