Engagées dans une course mondiale à l’intelligence artificielle (IA), les grandes entreprises technologiques font face à des besoins de financement colossaux que les banques et les investisseurs privés peinent à couvrir. Pour soutenir leur croissance, plusieurs d’entre elles, dont OpenAI, Anthropic et SpaceX, envisageraient désormais une entrée en Bourse au cours de 2026.
C’est en tout cas ce qu’affirme le site suisse rts.ch.info. En effet, « OpenAI, à l’origine de ChatGPT, prévoit à elle seule des investissements pouvant atteindre 1 000 milliards de dollars sur les dix prochaines années, un niveau sans commune mesure avec ses revenus actuels », lit-on. Selon des analystes, l’entreprise s’est engagée à investir près de cent fois son chiffre d’affaires de 2025, rendant le recours aux marchés publics quasi incontournable.
Toutefois, si OpenAI peut compter sur des revenus issus des abonnements, de la publicité et sur le soutien de partenaires stratégiques comme Microsoft et Nvidia, ces apports restent insuffisants pour financer une telle expansion envisagée. C’est donc ce qui explique la décision du management de l’entreprise de s’introduire en Bourse, laquelle introduction devrait intervenir fin 2026 et lui permettre ainsi de répondre à ses besoins immédiats de trésorerie, même si son modèle ne lui assurerait une autonomie financière qu’à l’horizon 2029.
Mais OpenAI n’est pas la seule tech à vouloir aller sur le marché boursier. Anthropic et SpaceX, explique le site suisse, elles aussi voudraient lever plusieurs dizaines de milliards de dollars auprès des investisseurs. « Un pari risqué, alors que des craintes émergent autour d’une possible surchauffe, voire d’une bulle spéculative, sur les valeurs technologiques aux États-Unis ». Pas de quoi sans doute décourager les états-majors des grandes sociétés tech.