L’Iran souhaite « conclure un accord » avec les États-Unis, a affirmé, vendredi 30 janvier, le président américain Donald Trump, après que Téhéran s’est dit disposé à reprendre le dialogue…
« Je peux vous dire qu’ils veulent conclure un accord », a déclaré Donald Trump aux journalistes dans le Bureau ovale. Interrogé sur l’existence d’un ultimatum adressé à l’Iran, il a répondu par l’affirmative, sans fournir de détails.
Plus tôt dans la journée du vendredi 30 janvier, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, avait indiqué que « si les négociations sont justes et équitables, la République islamique d’Iran est prête à y participer », réaffirmant que son pays « n’a jamais cherché à se doter de l’arme nucléaire ». Il a toutefois insisté sur le fait que les capacités de défense et les missiles iraniens « ne feront jamais l’objet de négociations », soulignant que « la sécurité du peuple iranien ne regarde personne d’autre ».
Parallèlement, Washington a annoncé de nouvelles sanctions visant plusieurs responsables iraniens, dont le ministre de l’Intérieur, Eskandar Momeni, en lien avec la répression des manifestations. Le département du Trésor américain a accusé ce dernier de superviser des forces impliquées dans des violences meurtrières contre des manifestants.
Sur le dossier nucléaire, Donald Trump a rappelé jeudi que « le temps presse », tout en disant espérer éviter une action militaire contre l’Iran. Selon le site Axios, tout éventuel accord inclurait notamment le retrait de l’uranium enrichi iranien, des limites au programme de missiles de longue portée et un changement de politique régionale de Téhéran.
À Istanbul, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a jugé « vitale » la reprise des négociations afin de « calmer les tensions régionales ». Ankara craint qu’une escalade militaire ne provoque une nouvelle crise migratoire à ses frontières et se prépare à renforcer ses dispositifs de sécurité.
Le climat reste extrêmement tendu pour Téhéran, marqué par une forte présence militaire américaine dans le Golfe et par l’inscription récente des Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne, une décision vivement dénoncée par les autorités iraniennes.
Mais pour plusieurs analystes, un compromis reste envisageable, mais seulement au terme de longues négociations et à condition que les préoccupations sécuritaires de l’Iran, notamment vis-à-vis des États-Unis et d’Israël, soient prises en compte.