« L’entrepreneuriat scientifique est le fondement de la réalisation de la souveraineté technologique de la Tunisie, notamment dans des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, la sécurité alimentaire, la santé, la biotechnologie, l’énergie et l’environnement ». Ce sont des propos du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaïd, qui s’exprimait à l’ouverture du Symposium tuniso-québécois, qui se tient du 26 au 28 janvier sur le thème « L’entrepreneuriat scientifique au cœur de l’innovation et de la souveraineté technologique ». Il est organisé par l’Agence nationale de la promotion de la recherche scientifique (ANPR), en partenariat avec le bureau du Québec au Maroc.
A cette occasion, le ministre a mis l’accent sur l’importance de bâtir un système économique inclusif qui repose sur une coopération effective entre l’université et le tissu industriel. Une telle synergie, a-t-il estimé, offrirait de nouvelles perspectives aux jeunes diplômés de l’enseignement supérieur et favoriserait la création de valeur ajoutée et l’émergence de startups innovantes et compétitives.
Il souligne également nécessaire de mettre en place un environnement incitatif réunissant chercheurs, investisseurs et étudiants, afin d’instaurer un lien permanent entre le monde académique et celui des affaires, et de faire de l’innovation un véritable levier de croissance économique et sociale.
Pour sa part, le directeur général de l’ANPR, Chedly Abdelli, dira que la Tunisie a réussi la phase de mise en place de structures de recherche reconnues à l’échelle internationale et de formation de compétences de haut niveau. Mais le défi actuel réside dans la transformation de ces acquis en réalités économiques et sociales.
A propos de la coopération avec le Québec, M. Abdelli assure qu’elle s’articule principalement autour du concept de « maturité technologique », visant à accompagner le chercheur dans la transformation de son idée, du stade expérimental au produit final. Il est important de renforcer le rôle des bureaux de transfert de technologie en tant que passerelle entre la recherche et son environnement économique et social, souligne-t-il.
A noter que le symposium a réuni des représentants de plusieurs universités tunisiennes, des bureaux de transfert de technologie, des centres de recherche et développement, des incubateurs technologiques, ainsi que des experts québécois, dans l’objectif est d’élaborer une nouvelle feuille de route pour la valorisation de la recherche scientifique nationale…