La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a mis fin à sa relation avec Fitch Ratings suite à des divergences profondes sur la classification de ses expositions souveraines. Ce clash révèle des tensions structurelles entre institutions multilatérales africaines et agences mondiales.
Fitch avait dégradé Afreximbank à BBB- fin 2024, estimant son ratio de prêts non performants (PNP) à 7,1 % (Ghana 2,4 %, Soudan du Sud 2,1 %, Zambie 0,2 %), dépassant son seuil critique de 6 %. La banque conteste vigoureusement, revendiquant 2,3 % de PNP hors ces cas, protégés par son traité fondateur ratifié par ses États membres.
Ce bras de fer remet en cause l’application des grilles souveraines classiques aux banques de type treaty-based, compromettant l’accès de l’Afrique à des financements abordables. Afreximbank défend avec vigueur son modèle robuste, étayé par des garanties actionnariales solides, face aux restructurations de dettes.