Les dirigeants de l’Union européenne se réuniront, jeudi 22 janvier, malgré la décision du président américain Donald Trump de renoncer à ses menaces d’imposer des droits de douane à certains pays européens en lien avec le dossier du Groenland. C’est ce qu’a indiqué un porte-parole du Conseil européen.
Ce sommet extraordinaire avait été annoncé dimanche 18 janvier par le président du Conseil européen, Antonio Costa, afin d’assurer « une coordination renforcée compte tenu de l’importance des récents développements » concernant le Groenland.
Dans un message publié dans la soirée de mercredi 21 janvier sur Truth Social, Donald Trump a déclaré avoir évoqué avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, les contours d’un « futur accord concernant le Groenland et, plus largement, toute la région arctique », qu’il a qualifié d’« accord à long terme ». Il a également confirmé que les droits de douane prévus pour entrer en vigueur le 1er février ne seraient finalement pas appliqués…
Du côté de Copenhague, le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a salué l’annonce de Donald Trump concernant l’abandon des droits de douane. « Ce qui compte pour nous, c’est de mettre un terme à cette situation dans le respect du peuple groenlandais. Le fait que Trump affirme qu’il n’aura pas recours à la force est un signal positif, mais il demeure clair qu’il nourrit une ambition que nous ne pouvons accepter », a-t-il déclaré.
Sur le plan de la sécurité, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a tenu à rassurer le président américain lors de leur rencontre en marge du Forum économique mondial de Davos. « Vous pouvez être absolument certain que si les États-Unis sont un jour attaqués, vos alliés seront à vos côtés. C’est une garantie totale », rappelant notamment l’engagement de l’OTAN en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001.
Trump confond l’Islande et le Groenland !
Enfin, une note plus légère a marqué ces échanges diplomatiques : Donald Trump a confondu à plusieurs reprises le Groenland avec l’Islande, décrivant le territoire comme « un grand et magnifique morceau de glace » et l’appelant « Islande » à au moins quatre reprises. « Finalement, il veut l’Islande et non le Groenland, alors tout va bien », a plaisanté un diplomate européen au Forum de Davos.
Cette confusion a été renforcée par les propos de Billy Long, ambassadeur américain désigné en Islande, qui a ironisé en affirmant que l’Islande pourrait devenir le 52ᵉ État américain et qu’il en serait le gouverneur. Des déclarations accueillies avec amusement mais aussi une certaine inquiétude dans les milieux diplomatiques européens.