L’éditeur tunisien de logiciels de gestion des finances publiques, ArabSoft, dirigé par Mohamed Triki, vient de signer sa huitième référence e-Tax au Burundi, dans le cadre d’un financement de la Banque mondiale.
Après une première référence à la Direction générale des impôts en Mauritanie, il y a plus de quinze ans, ArabSoft n’a cessé de multiplier les succès et les réalisations, à savoir : DGI Niger, DGI Comores, OTR Togo, LRA Liberia, CIMF Tunisie, GRA Gambie, DGI Irak, et le dernier en date c’est l’OBR du Burundi.
Selon une source bien informée, ArabSoft figurerait aujourd’hui parmi les cinq meilleurs éditeurs mondiaux de solutions logicielles fiscales, et pas uniquement en Afrique. Ses succès ont été remportés face à de grands éditeurs internationaux, notamment français et canadiens. Cela constitue une démonstration claire de la capacité du génie logiciel tunisien à concevoir et déployer des solutions complexes, robustes et performantes, répondant aux standards internationaux les plus exigeants, nous explique-t-on.
En effet, avec plus de 100 ingénieurs en Tunisie, ArabSoft exporte ses solutions vers de nombreux pays africains et incarne le symbole d’un secteur numérique tunisien performant, qui représente 12 % du PIB en 2025, selon les données de l’INS et de la BCT. Pourtant, dans le même temps, plusieurs entreprises et institutions publiques tunisiennes – la Poste, la STEG ou le ministère des Finances entre autres – continuent de confier leurs projets structurants (ERP et autres systèmes stratégiques) à des éditeurs étrangers.
Des acteurs privés estiment que la stratégie de « compter sur soi », prônée par les plus hautes autorités du pays, devrait se traduire concrètement par un soutien accru aux éditeurs et aux logiciels tunisiens, notamment à travers une préférence nationale assumée. Car, s’il existe un secteur dans lequel la Tunisie peut atteindre une véritable autosuffisance, c’est bien celui du numérique.